Aquaman and the Lost Kingdom Avis critique du film (2023)
Découverte de l’Odyssée Sous-Marine
Dans la suite tant attendue, « Aquaman et le Royaume Perdu », réalisée par le talentueux James Wan, nous sommes immédiatement projetés dans un tourbillon d’aventures sans un instant de répit pour ancrer fermement l’histoire. Le script, habilement tissé par David Leslie Johnson-McGoldrick, ne laisse pas de place pour questionner l’implication des personnages secondaires – interprétés par l’équipe stellaire du premier opus, tels que Temuera Morrison et Nicole Kidman, ou encore Dolph Lundgren. Au lieu de cela, Jason Momoa et Patrick Wilson se retrouvent au cœur de cette épopée, incarnant respectivement Arthur et Orm, dans un va-et-vient frère contre frère, ponctué de réconciliations et d’évolutions personnelles.
Le film, bien que divertissant, ne réussit pas à égaler l’exubérance de son prédécesseur. L’absence d’une ampleur comparable à celle qui caractérisait le film original – avec ses tumultueux drames familiaux et ses extravagances visuelles marquantes – est nettement ressentie. Les lourdeurs de la production transparaissent, suggerant un certain désarroi en coulisses, et laissent imaginer que des scènes autrement prévues pour un traitement exhaustif ont dû être hachurées et recomposées dans la salle de montage pour offrir une cohérence acceptable au public.
Un montage narratif initial fait entendre la voix d’Aquaman, comme pour condenser et escamoter avec précipitation des prises de vues excédentaires, allégeant ainsi la mise en place narrative. L’histoire se lance alors directement dans le vif du sujet, avec les frères naviguant entre embûches, résolutions de conflits fraternels, destructions de vestiges et affrontements avec des créatures titanesques. Les références culturelles abondent, touchant aux classiques de la science-fiction et de la fantasy : de « Star Wars » à Jules Verne, en passant par H.P. Lovecraft, la trilogie « Le Seigneur des Anneaux », la saga « Matrix » et les romans de H.G. Wells. L’une des scènes d’action remarquables met en scène Arthur et Orm aux prises avec une gigantesque machine à l’image des trépieds de « La Guerre des Mondes ».
Nous suivons nos héros à travers un dédale de décors impressionnants, explorant des environnements aussi variés qu’une cité des morts, un sanctuaire sous-marin dissimulé parmi des épaves de galions, ou encore une île volcanique peuplée de créatures mutantes – un hommage visuel aux œuvres du maître des effets spéciaux Ray Harryhausen. Ce spectaculaire périple à travers les merveilles et les menaces de la mer offre une profusion d’images qui, comme dans l’âge d’or du cinéma fantastique, continue de faire rêver petits et grands.






