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The Good Half Avis critique du film & résumé du film (2024)

Le beau-fils bâtard de « Garden State » et « Elizabethtown », « The Good Half » semble trop mesuré pour fonctionner comme un mélodrame et trop maniéré pour être du mumblecore. Dès les premières minutes, où l'on voit Jonas allongé sans expression dans son lit alors que le générique d'ouverture apparaît, Schwartzman laque le tout d'une brume sirupeuse de mélancolie, comme s'il canalisait Zach Braff sous une forte dose de Benadryl. Renn, voyez-vous, est le prototype du garçon blanc désaffecté, un remplaçant odieusement passif du parcours manifestement autobiographique du scénariste. C'est un scénariste en herbe qui travaille dur à Los Angeles, luttant contre les ouvertures de son patron pour accepter une modeste promotion (« tu serais surveillance le paie« , propose-t-il) parce qu'il craint que cela ne lui fasse perdre son rêve. Mais naturellement, sa mère décède, et il prend le premier vol pour sa ville natale de Cleveland, dans l'Ohio, pour s'occuper de sa famille et l'enterrer.

La relation de Renn avec sa famille, et sa mère en particulier, est compliquée, comme dans un scénario de première ébauche. Dans un flashback, on voit sa mère comme le genre d'esprit libre avec qui il est amusant de passer du temps, mais à qui il est dangereux de faire confiance : un souvenir formateur pour Renn est d'avoir été abandonné au magasin pendant que maman volait des bibelots et essayait des vêtements qu'elle finira par rendre. Il a évité de voir sa famille pendant des mois, car maman dépérissait à cause d'un cancer. Son père (Matt Walsh), son beau-père (David Arquette) et sa sœur (Brittany Snow) sont tous en colère contre lui de diverses manières. Et son attitude sarcastique et cynique n'aide pas, Ryland glissant une plaisanterie odieuse après l'autre dans la bouche de Renn, Jonas les délivrant avec toute la conviction (ironiquement) d'un éloge funèbre. Bien sûr, il est censé masquer son chagrin par l'humour, mais ni lui ni sa famille n'apprécient ça, donc nous non plus.

L'une de ses rares bouées de sauvetage en dehors de sa famille bien intentionnée mais peu définie est Zoey (Alexandra Shipp), une fille excentrique qu'il rencontre sur son vol de retour, où ils se lient d'amitié pour savoir si tous les films d'action des années 90 sont ou non des chefs-d'œuvre. Elle est le genre d'archétype de Manic Pixie Dream Girl que l'on pourrait penser que nous avons laissé derrière nous à la fin des années 2000, et pourtant elle est là avec sa personnalité contagieuse (elle est si sympathique qu'elle se fait deux nouveaux meilleurs amis ce matin-là qui la suivent au karaoké) et des bons mots si charmants (par exemple, en se référant à leur lieu de résidence actuel comme « le pays de Clèves »). En plus de tout cela, elle est thérapeute, remplissant ainsi une double fonction en tant que romantique de Renn et soutien émotionnel. Elle est littéralement faite sur mesure dans le scénario pour le réparer, et Shipp n'a pas grand-chose à faire à part ça.

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