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LaRoy, Texas Avis critique du film & résumé du film (2024)

C’est un pari intelligent pour une scène d’ouverture du scénariste/réalisateur Shane Atkinson. Harry est un tueur à gages. Et une fois qu’il est arrivé avec sa première victime – une sur une longue liste – il est appelé pour un autre travail. Celui-ci, dans la petite ville de LaRoy, au Texas. Le premier long métrage hilarant d’Atkinson est un brûleur de grange d’un thriller western dont les clins d’œil inspirés des frères Coen donnent vie à son doux protagoniste.

Dans une autre tournure, le protagoniste n’est pas Harry. Il s’agit de Ray (John Magaro, qui affecte discrètement), originaire de LaRoy, au Texas. Au début du film, Ray rencontre Skip (un attachant Steve Zahn), qui vient de commencer un travail de détective privé. Skip est un idiot maladroit et bienveillant ; il porte un chapeau de cowboy et un blazer noirs, probablement parce qu’il a regardé un trop grand nombre d’épisodes de « Walker, Texas Ranger ». Mais il a des informations importantes : des photos en noir et blanc de l’épouse de la reine de beauté de Ray, Stacy-Lynn (Megan Stevenson), entrant dans une chambre de motel miteuse. La révélation oblige Ray, choquée, à plaire à l’exigeante Stacy-Lynn en réalisant son rêve. Il veut financer son salon, il lui suffit de trouver de l’argent.

Ray est un homme trop confiant. D’une part, il ne croit pas que Stacy-Lynn puisse un jour le tromper. Pire encore, lorsqu’il se tourne vers son frère épineux Junior (Matthew Del Negro), propriétaire de la quincaillerie familiale avec Ray, pour de l’argent supplémentaire, il achète les cris de pauvreté de Junior alors que son frère achète un tout nouveau yacht pour sa somptueuse maison. Ray est si pitoyable qu’il achète une arme à feu pour pouvoir se suicider dans le parking d’un club de strip-tease. Mais par hasard, un homme saute dans sa voiture avec une enveloppe d’argent liquide pour payer une intervention programmée. Voulant enfin être quelqu’un, Ray joue le rôle d’Harry. Il assassine sa cible, est ensuite plongé dans une conspiration plus large impliquant un vendeur de voitures d’occasion, puis doit récupérer une valise pleine d’argent avant qu’Harry ne le traque, tout en essayant de sauver son mariage en ruine.

« LaRoy, Texas » est une histoire alambiquée dont les subtilités inutiles ne sont pas aidées par l’incroyable stupidité de Ray. Quelque part entre ne pas relier les points évidents de l’infidélité de sa femme et croire qu’un salon arrangera les choses, le personnage passe du requin à une insipide frustrante, au point que vous êtes prêt à l’assassiner également. Heureusement, Magaro est si excellent, si à l’aise dans le rôle de perdants vulnérables, que vous êtes obligé de regarder au-delà des défauts de l’écriture. On pourrait en dire autant de l’alchimie entre Magaro et Zahn. Il s’agit d’un film propulsé par leur amitié masculine sans surveillance, partagée par deux échecs peu sérieux qui ont besoin de quelqu’un pour reconnaître leurs passions, leurs désirs, leurs talents et leur personnalité. L’un dans l’autre, ils trouvent un miroir digne et émouvant.

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