KVIFF 2023: Citizen Saint, Brutal Heat, Dancing on the Edge of a Volcano | Festivals & Awards

Dans le film apocalyptique soigné et conçu de manière unique « Chaleur brutale» – en compétition dans la section Proxima – un fragment solaire se précipite vers la terre. Personne ne sait s’il va toucher la planète ou s’il le manquera de justesse. Mais cela rend tout plus chaud, rendant par conséquent tout le monde plus violent et plus excité. Pour échapper à sa relation conflictuelle avec son père, l’adolescent Vincent (Vincent Hospodářský) choisit de quitter l’enceinte moite de leur appartement, pour aller séjourner avec des amis dans une cabane dans les bois. Malheureusement pour Vincent, le conducteur du train, hébété par la chaleur, saute son arrêt. Il doit reprendre le bus.
Le scénariste/réalisateur Albert Hospodářský jette plusieurs obstacles vicieux et sexuels sur le chemin de Vincent : Il y a une femme plus âgée qui le drague, lui faisant rater son bus. Il y a un gang de maraudeurs à la recherche de personnes à tabasser. Il y a aussi une employée de station-service en deuil qui prend Vincent pour son fils perdu. D’autres pièges émergent, construits par la tension sexuelle qui plane dans l’air, mais au dernier tiers, le concept intelligent commence à décliner alors que nous nous demandons quel sera le gain émotionnel.
Nous savons, par exemple, qu’à son niveau le plus bas, le film peut être pris comme une métaphore du réchauffement climatique. On peut aussi le considérer comme une déclaration sur les envies qui nous animent, même en temps de crise. Et pourtant, ce n’est pas non plus une thèse émotionnelle naturelle. Même après que Vincent soit défiguré, recouvert d’une lourde prothèse, vous vous demandez si l’horreur a une signification plus profonde. L’autre chaussure ne tombe pas jusqu’à la fin. Sans offrir de spoilers, la conclusion offre une note de grâce légère et épanouissante, nous liant au sentiment altruiste du film. Alors que «Brutal Heat» est une prémisse fascinante enveloppée dans une intrigue mince, la sincérité des débuts du réalisateur Hospodářský est une bonne victoire pour un film apocalyptique au bon cœur.

Un documentaire vif, parfois inégal, «Danser au bord d’un volcan», du réalisateur Cyril Aris est un reportage sur une tragédie enveloppée dans un making-of. Tiré d’une citation du documentaire « Whispers » de Maroun Bagdadi, qui relate la décadence du Liban des années 1980 pendant la guerre civile libanaise, le titre du film fait référence à la nécessité de trouver la simplicité et la normalité même en des temps précaires. Ces temps précaires sont revenus le 4 août 2020 lorsqu’une explosion de matières dangereuses stockées de manière précaire sur un quai de Beyrouth a entraîné une destruction généralisée. Parmi les nombreuses personnes touchées par l’événement figurent la cinéaste Mounia Akl et son équipe.






