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Irena’s Vow Avis critique du film & résumé du film (2024)

Nous sommes témoins de sa capacité innée à réfléchir très tôt lorsqu’elle rentre chez elle en Pologne occupée après un bombardement à l’hôpital où elle travaille, pour y trouver un officier SS qui l’attend à la place de sa famille. Son esprit vif lui sert bien ici, comme tout au long du film, mais il est lié à un profond sentiment d’empathie, elle utilise donc cet instinct pour aider les autres plutôt que simplement pour sa propre survie. Nélisse, qui incarne la version plus jeune du personnage de Melanie Lynskey dans « Yellowjackets », a une ouverture d’esprit qui fait d’elle un conduit chaleureux et doux dans ce monde déchirant. Et c’est cette sympathie – couplée au fait qu’elle est jolie et a l’air allemande – qui permet à Irena d’évoluer rapidement pendant l’effort de guerre jusqu’au rôle de directrice de la villa du major Rugemer (Dougray Scott), un homme vaniteux et ambitieux qui veut utilisez l’endroit pour organiser des fêtes somptueuses.

Mais avant d’occuper ce poste, Irena a supervisé l’opération de confection de plusieurs officiers nazis et de leurs secrétaires. Les « tailleurs » – tous juifs – venaient de différents horizons en Pologne, et elle est venue se lier d’amitié avec eux et les protéger. La scène dans laquelle ils se lèvent un à un, se présentent à Irena et révèlent leurs anciennes professions – avocat, chimiste, infirmier – est un bel exemple de la façon dont Archambault trouve une humanité tranquille dans ce décor horrifiant. Lorsqu’elle découvre que le ghetto juif est sur le point d’être liquidé, Irena fait le choix audacieux de cacher ces hommes et ces femmes dans le vaste manoir du major, dont elle est chargée de superviser les rénovations. La regarder comprendre chaque petit détail en termes d’accès, de communication, de subsistance et de confort donne au film une énergie propulsive. Archambault concentre souvent son objectif sur des endroits inattendus : les pieds d’Irena alors qu’elle sort à plusieurs reprises de la cuisine pour servir des hors-d’œuvre à des gens horribles ou les mains des survivants juifs alors qu’ils se passent une bougie en cercle à l’occasion de Hanoukka.

« Irena’s Vow » présente également plusieurs moments dévastateurs, comme on peut s’y attendre d’un film sur l’Holocauste. Une scène impliquant le sort d’un enfant est particulièrement déchirante et révélatrice de la cruauté occasionnelle d’un officier nazi en particulier, interprété de manière effrayante par Maciej Nawrocki. Archambault le présente de manière stratégique, donc ce n’est pas choquant, mais cela indique clairement à quel point le fait d’être témoin de ce meurtre galvanise Irena. La partition élégante et pleine de suspense de Maxime Navert et Alexander Stréliski accompagne la menace constante de se retrouver pris dans ce lieu luxueux.

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