Flying to the Moon: Ten Films About the Apollo Program | TV/Streaming

« Le plat » (2000)

Quand on me demande de recommander un film qui soit à la fois touchant, drôle et intelligent, avec des personnages formidables, je suggère toujours The Dish, avec Sam Neill et Patrick Warburton dans le film basé sur une histoire vraie, celle d'une antenne parabolique dans une petite ville australienne isolée appelée Parkes. Les scientifiques de la NASA ont calculé qu'une diffusion de l'atterrissage depuis la Lune (qui est également le sujet de Fly Me to the Moon) pourrait devoir envoyer le signal à travers l'Australie, étant donné les positions relatives de la Lune et de la Terre à l'heure prévue pour les premiers pas de l'astronaute. Ils ont choisi Parkes parce que c'était l'endroit le moins venteux. Sam Neill joue le rôle de l'homme en charge du satellite et Patrick Warburton est l'ingénieur de la NASA envoyé pour fournir un soutien. Il y a beaucoup de complications, bureaucratiques, techniques (les coordonnées de la NASA envoyées depuis les États-Unis sont réglées sur l'hémisphère nord), météorologiques (oui, il y a beaucoup de vent) et même romantiques, avant une fin joyeuse.

« Les figures de l’ombre » (2016)

Durant le programme Apollo, le mot « ordinateur » ne désignait pas une machine à calculer de la taille d’une pièce avec des cartes perforées, mais un groupe de femmes qui étaient très, très douées en mathématiques. Et la NASA séparait les femmes en fonction de leur race, avec des bureaux et des salles de bain séparés. Trois des femmes noires, Dorothy Vaughn (Octavia Spencer), Mary Jackson (Janelle Monae) et Katherine Johnson (Taraji P. Henson) étaient si douées que leur talent extraordinaire rendait impossible de ne pas compter sur elles pour les calculs les plus cruciaux. Nommée aux Oscars pour le meilleur film, la meilleure actrice dans un second rôle (Spencer) et le meilleur scénario adapté (Allison Schroeder et Theodore Melfi), cette œuvre est magnifiquement interprétée. Le fanatisme et la misogynie auxquels ces femmes ont été confrontées sont horrifiants, mais leur génie, leur courage et leur dévouement sont réconfortants et inspirants, et constituent un autre regard sur le nombre de personnes (et le peu de technologie) qui ont contribué à l’étonnante réalisation du rêve de Kennedy.

« Premier homme » (2018)

C'est l'histoire de Neil Armstrong, le premier homme à avoir marché sur la Lune. Le réalisateur Damien Chazelle a confié à Ryan Gosling, l'acteur de La La Land, le rôle d'Armstrong et a judicieusement placé la caméra sur le visage exceptionnellement expressif de sa star pour incarner l'astronaute réputé pour sa réserve. Il nous emmène à l'intérieur de la capsule spatiale, entièrement construite avec des effets pratiques (réels), pas d'images de synthèse, et c'est comme s'ils lançaient un conteneur en métal de la taille d'un coffre de voiture avec une catapulte alimentée par une bombe atomique dans un processus qui le secoue comme un pot de peinture dans une quincaillerie. On sent la pression sur les vis qui tremblent et menacent d'éclater. Et on entend (superbe conception sonore d'Ai-Ling Lee) le bourdonnement, le cliquetis, la respiration. Armstrong est toujours fort, contenu et capable, mais ce film nous montre l'intimité et la vulnérabilité qui l'entourent.

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