The Instigators Avis critique du film & résumé du film (2024)
Dès le départ, le scénario flou de Casey Affleck et Chuck MacLean fait de « The Instigators » une corvée à regarder. Le Marine à la retraite Rory (Damon) et l'alcoolique Cobby (Affleck) sont deux macchabées réunis avec le fougueux Scalvo (Jack Harlow) par le chef du crime local de Boston, M. Besegia (Michael Stuhlbarg) et Richie Dechico (Alfred Molina). Le maire actuel de la ville, l'impitoyable maire Micceli (Ron Perlman), affronte l'outsider Mark Choi (Ronnie Cho). Les deux chefs pensent que Micceli va gagner haut la main, comme il le fait toujours. Lors de sa fête de victoire, qui nécessite un pot-de-vin pour entrer, il y aura forcément beaucoup d'argent. Mais cette tâche apparemment facile tourne mal lorsque Micceli perd, laissant Rory et Cobby s'enfuir du braquage sans aucun butin à montrer pour leurs efforts.
Le seul trésor qui vaille la peine est une chaîne appartenant à Micceli contenant la combinaison d'un coffre-fort. Le maire désespéré envoie Frankie (Ving Rhames), un policier, pour traquer Rory et Cobby. Le couple traverse la ville en bondissant, prenant en otage la thérapeute de Rory, le Dr Donna Rivera (Hong Chau). Malgré le casting bien fourni, le scénario est mince.
« Les Instigateurs » commet le péché inadmissible de sous-utiliser chacun de ses acteurs. Stuhlbarg entre en scène avec un fort accent, mais, tout comme Molina, il disparaît presque au bout d'un tiers du film. Paul Walter Hauser apparaît brièvement en tant que fixeur tandis que Toby Jones, qui joue l'avocat du maire, n'est guère considéré comme un personnage de fond. Rhames se contente de ruminer. Pearlman hurle parfois. Aucun personnage n'est pleinement développé, y compris les deux protagonistes du film. Bien qu'on nous donne des raisons alambiquées pour lesquelles Rory et Cobby, respectivement, ont besoin d'argent, ces enjeux ne se font pas sentir pendant le film. Au lieu de cela, le scénario tente un triangle à moitié cuit entre Rory, Cobby et le Dr Rivera (Cobby et le Dr Rivera tentent peut-être une forme de flirt ?) qui fait complètement long feu.
Le film n'est pas très attrayant, il repose sur une couverture criarde. Les chutes d'aiguilles sont parmi les plus déroutantes que j'aie jamais entendues. Les paroles de « Ball of Confusion », « People moving out, people moving in/Why, because of the color of their skin » (Les gens qui déménagent, les gens qui emménagent/Pourquoi, à cause de la couleur de leur peau) font la bande-son de Rory et Cobby qui se dirigent vers une maison de plage immaculée (si c'est une blague, Damon et Affleck ne la vendent pas). « Downtown » lance une course-poursuite à grande vitesse. « Jump Around » donne le rythme à une foule de gens qui courent après l'argent flottant dans l'air à la manière de « The Killer » de Kubrick. Les choix de chansons manquent tellement de cohérence qu'on a l'impression que Liman a oublié de désactiver la lecture aléatoire sur Spotify.





