Night Swim Avis critique du film & résumé du film (2024)

Le fait que la piscine en question soit si agressivement fade est également une belle touche. Il ne s’agit pas d’une oasis en forme de rein du milieu du siècle. Ce n’est pas non plus une monstruosité moderne avec des toboggans intégrés, un bar dans la piscine et une grotte. Il s’agit d’un trou rectangulaire en béton dans le sol, le genre de piscine dans laquelle vous avez probablement passé de longues journées d’été à jouer à Marco Polo si vous avez grandi dans le sud de la Californie dans les années 1970.

Le scénariste-réalisateur Bryce McGuire joue avec la notion d’un mal ancien et insatiable tapi sous la surface d’une banlieue banale en élargissant le court métrage qu’il a réalisé avec Rod Blackhurst dans son premier long métrage. Ce n’est pas une idée nouvelle ; c’est l’affaire de Stephen King et de David Lynch. Mais McGuire crée suffisamment de tension dès le départ et utilise efficacement la conception sonore et les angles de caméra pour créer une ambiance persistante et troublante.

Un flash-back de 1992 révèle une adolescente à queue de cochon se faisant engloutir au bord de la piscine alors qu’elle tend la main la nuit pour récupérer un bateau jouet insaisissable. Jusqu’à nos jours, alors qu’une famille est sur le point d’emménager dans la même maison avec une piscine qui s’effondre après des décennies de négligence. Dès le début, McGuire fait des choix frappants avec des prises de vue et des reflets à l’envers, notamment l’image lumineuse des nuages ​​et du ciel bleu brillant sur la couverture de la piscine parsemée de feuilles. Cet endroit peut paraître accueillant, semble-t-il dire, mais il n’est pas fiable. Les gargouillis et les éructations constants du filtre créent un rythme troublant, et le gémissement du plongeoir suggère d’autres dangers à venir.

La famille Waller trouve la perspective de nettoyage intimidante au début, mais elle est également optimiste quant à la stabilité et à la guérison qu’elle espère apporter à cette maison située à l’extérieur des Twin Cities. Ray Waller (Wyatt Russell) est un ancien grand joueur des ligues majeures de baseball dont le diagnostic de sclérose en plaques l’a contraint à se retirer du jeu qui l’a longtemps défini. Son épouse, Eve (« Les Banshees d’Inisherin », Kerry Condon, nominée aux Oscars), a hâte de s’enraciner après avoir déménagé la famille de ville en ville pendant tant d’années. La fille adolescente Izzy (Amélie Hoeferle) s’est mieux intégrée en conservant une attitude de détachement cool, mais son jeune frère Elliot (Gavin Warren), un enfant timide et maigre, n’a pas eu autant de succès.

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