Drift Avis critique du film & résumé du film (2024)

Ce n’est tout simplement pas suffisant. D’autant plus qu’au fur et à mesure que ces flashbacks progressent, nous apprenons que lors d’une visite au Libéria, Jacqueline a été forcée de fuir à cause du conflit, n’emportant avec elle que ses souvenirs traumatisants. Le film ne donne jamais de contexte sur cette guerre ou ce conflit. À moins que vous ne soyez historiquement connecté (ou motivé par Google après la fin du film), vous ne sauriez rien de la guerre civile au Libéria, qui a pris fin en 2003. Mais « Drift » ne fait rien pour s’établir dans un laps de temps donné. Il n’y a aucune preuve suggérant que ce n’est pas le cas aujourd’hui, et cet oubli est désinvolte.

Le traumatisme de Jacqueline est au centre du film, tout comme sa noirceur, mais aucune attention significative n’est accordée aux détails de l’un ou l’autre. La suggestion qui en découle est qu’il y aurait un manque de curiosité autour du contexte de son pays déchiré par la guerre, et l’implication est le traitement monolithique des pays africains dans les médias comme des lieux ravagés par la pauvreté, la violence, ou les deux, et que la description vient sans aucune autre question posée. Jacqueline arpente les plages de Grèce comme un fantôme pour les vacanciers blancs privilégiés et comme une figure hyper-visible pour les indigènes de la ville, qui la surveillent immédiatement en train d’essayer de balayer de la nourriture dans leurs restaurants ou, en tant que policiers, l’arrêtent et l’interrogent.

Un autre Africain, Ousmane (Ibrahima Ba) est un popup constant (parfois à des degrés incroyables) à son époque. Qui est-il? Nous ne le savons pas, mais il essaie toujours de veiller sur elle, même si l’hypervigilance de Jacqueline la fait se balancer et se faufiler dans les rues pour lui échapper. L’attachement implicite est leur noirceur, ou plus spécifiquement leur africanité, mais « Drift » le traite comme un symbole périphérique ou un dispositif d’intrigue selon la scène. Le véritable lien du film se présente sous la forme de Callie (Alia Shawkat), une guide touristique américaine dont l’attitude ouverte et effacée inspire une relation qui brise les murs défensifs de Jacqueline.

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