Cannes Film Festival PAvis critique 2022 | Festivals & Awards

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L’actualité ne manquera pas de braquer les projecteurs sur le réalisateur dissident russe Kirill Serebrennikov. Il était assigné à résidence en Russie depuis 2017, et empêché d’assister à Cannes lors de la première en compétition de ses deux films précédents, « Leto » (2018) et « Petrov’s Flu » (2021). Partisan déclaré de l’Ukraine, Serebrennikov, qui vit désormais en Allemagne, concourt pour la Palme avec son biopic d’époque « La femme de Tchaïkovski ». Pendant ce temps, l’administration cannoise a évité de programmer des réalisateurs russes du côté du régime de Poutine et a récemment confirmé que l’accréditation de presse était refusée aux journalistes russes qui ne soutiennent pas la position pro-ukrainienne officielle du festival.

Cette année, la compétition compte deux réalisateurs italiens, Mario Martone, et l’actrice/réalisatrice franco-italienne Valeria Bruni Tedeschi. Chacun a connu un succès modeste dans les précédents festivals de Cannes. Martone a été projeté trois fois à Cannes dans le passé mais n’était en compétition pour la Palme qu’avec « Troubling Love » (1995), d’après un roman d’Elena Ferrante. Il concourt cette année avec « Nostalgie », un film qui suit un homme qui revient dans son ancien quartier de Naples après 40 ans d’absence.

Plus connue pour ses plus de 100 rôles devant la caméra, Bruni Tedeschi imprègne néanmoins son petit nombre de films en tant que réalisatrice de sensibilité, de portée émotionnelle et de flair comique. Elle a reçu deux prix Un Certain Regard pour «Actrices» (2007) et a concouru pour la Palme avec «Un château en Italie», 2013. «Les Amandiers», alias «Forever Young», son dernier en date en tant que réalisatrice, jalonne un place dans la compétition officielle avec une histoire de passage à l’âge adulte de trois jeunes acteurs entrant dans une école de théâtre légendaire

Parmi les nouveaux venus en compétition figurent Saeed Roustayi, un lauréat iranien mieux connu pour « Just 6.5 » (2019), en compétition avec « Leila’s Brothers », et le Suédois Tarik Saleh, mieux connu pour « The Nile Hilton Incident » (2017) , en concurrence avec « Boy From Heaven ». Les co-réalisateurs belges Charlotte Vandermeersch et Felix Groeningen avec la saga générationnelle en langue italienne « The Eight Mountains », et le minimaliste espagnol Albert Serra, avec « Tournament sur les Iles, alias « Bora Bora », alias « Pacification », un drame centré sur un romancier à succès confronté à une crise.

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