Cannes Film Festival PAvis critique 2021 | Festivals & Awards

Le festival démarre le 6 juillet, avec «Annette, » du réalisateur culte français et éternel enfant terrible Leos Carax (« Holy Motors »), et mettant en vedette Marion Cotillard et Adam Driver. C’est le premier des 24 films internationaux sélectionnés pour concourir pour la très convoitée Palme d’Or. Comme bon nombre de films à Cannes cette année, « Annette » a déjà une distribution américaine, et sortira en salles le 6 août via Amazon Studios.

Les antécédents de Carax suggèrent qu’« Annette » est une œuvre d’une singulière excentricité, une supposition étayée par les brèves informations préalables disponibles, ainsi que par une bande-annonce loufoque. Mettant en vedette la musique du groupe pop-art Sparks, cette intrigue d’opéra a Cotillard et Driver dans des rôles de chanteurs en tant que parents d’un enfant exceptionnellement doué. Si la brève séquence d’accordéon « Intracte » dans « Holy Motors » et les excès spectaculaires de « The Lovers on the Bridge » en sont une indication, Carax adoptera une approche étrange et captivante du genre musical, qui connaît maintenant un renouveau populaire apparent. avec des films comme « In the Heights » et « West Side Story » plus tard cette année.

Caractéristique de chaque compétition cannoise, la sélection est mise en vedette par des poids lourds de renommée internationale, des anciens lauréats et des noms de stars, dont Paul Verhoeven («Benedetta« ), Sean Penn (« Jour du drapeau« ), Jacques Audiard (« Les Olympiades« ), Apichatpong Weerasethakul (« Mémoire« ), Wes Anderson (« La dépêche française« ), Nanni Moretti (« Trois étages« ), François Ozon (« Tout s’est bien passé« ), Bruno Dumont (« France« ), et Asghar Farhadi (« Un héro»).

Comme toujours, les réalisatrices sont très minoritaires dans la compétition officielle, bien qu’un peu mieux représentées dans la section plus libre « Un Certain Regard ». Trois réalisatrices françaises sont en compétition pour la Palme : Mia Hansen-Love avec «Île Bergman», un drame de mariage chargé convenablement filmé dans la célèbre retraite insulaire d’Ingmar Bergman (qui sera diffusé par IFC); Julia Ducournau à l’horreur teintée « Titane», impliquant des expériences médicales ; et Catherine Corsini avec le drame de l’hôpital « La fracture» (à paraître chez Neon). Ils sont rejoints par le réalisateur hongrois Ildiko Enyedi avec «L’histoire de ma femme”, vaguement basé sur la légende du Flying Dutchman. Ce grand total de quatre femmes correspond au nombre record de femmes réalisatrices invitées dans l’aristocratie majoritairement masculine des prétendants à Palme.

Les gagnants de Dark Horse ont remporté la Palme avec une certaine régularité, mais les premières spéculations et les attentes exagérées se concentreront généralement sur les nouveaux travaux des grands noms, les réalisateurs puissants dont l’exposition passée à Cannes et l’éventail cumulatif de récompenses internationales les marquent initialement comme ceux regarder.

D’un intérêt de premier plan est « Mémoire» par Apichatpong (« appelle-moi Joe ») Weerasethakul, un réalisateur formellement aventureux dont l’obsédant « Oncle Boonmee qui peut se rappeler ses vies antérieures » a remporté la Palme d’or en 2010. Selon Weerasethakul, diplômé de l’École de l’Art Institute of Chicago, au cœur de « Memoria », une coproduction qui se déroule en Colombie, « n’a pas de racines ». Le film met en vedette la favorite indépendante Tilda Swinton en tant que touriste écossaise qui rencontre des présages du surnaturel; territoire familier pour « Joe », peu importe l’emplacement. Par un drôle de coup du sort, le 16 juillet est le 51e anniversaire du réalisateur thaïlandais, le jour même où le jury séquestré de Cannes prendra ses décisions. Une deuxième Palme d’Or ferait un sacré cadeau.

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