Cannes 2021: Where is Anne Frank, Stillwater, Lamb | Festivals & Awards

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Le résultat final est quelque chose qui vaut la peine de rester, plus fascinant que fabuleux, une sorte d’expérience sauvage dans des scénarios changeants qui reprend le récit d’Amanda Knox et essaie de dire quelque chose sur les choses terribles que nous faisons pour sauver ceux qui nous tiennent à cœur, peu importe le coût à ce que nous laissons derrière nous. Les derniers instants dans une maison morne, dépourvue du soleil et de la joie de la France, montrent que beaucoup vivent dans les prisons de leur propre mesquinerie de petite ville qui se sentent d’autant plus contraignantes après une brève libération conditionnelle dans un autre pays.

En parlant d’autres pays, je suis un grand fan du cinéma islandais depuis de nombreuses années et j’ai eu le plaisir absolu d’aider à attirer l’attention sur les merveilleux « Rams » de Grímur Hákonarson lors du festival de Cannes 2015. Le réalisateur pour la première fois Valdimar Jóhannsson apporte son titre similaire « Agneau » à l’encadré Un Certain Regard, et bien qu’il partage en partie le même cadre bucolique et bucolique, ce sont en effet des films très différents.

Une parenthèse sur l’Islande : tout d’abord, si vous n’y êtes jamais allé, vous vous devez de visiter une fois les restrictions de voyage levées. C’est un paysage d’un autre monde, et sa collision entre la glace et le feu, les sources chaudes et les rivières glaciales, captive ceux qui s’y rendent. Il s’agit d’un rocher au milieu de l’Atlantique avec un environnement si apparemment primitif qu’il a fait des guerriers des poètes, avec bon nombre des sagas vikings les plus durables émanant de ceux qui se sont taillés une vie sur les rivages de sable noir et les intérieurs balayés par le vent. Le cinéma résultant de la nation a une sorte de fantaisie sauvage, où la beauté et la violence semblent occuper le même espace sans effort.

L’expérience de Jóhannsson dans les effets spéciaux pour les superproductions hollywoodiennes (y compris « Rogue One: A Star Wars Story », « Prometheus » et « Transformers: Age of Extinction ») transforme ce qui est vraiment un drame familial intime en quelque chose de beaucoup plus intéressant pour un public à l’écoute de son étrange marque de conte. Hilmir Snær Guðnason, connu du public international pour son rôle dans la percée de Baltasar Kormákur « 101 Reykjavik », est parfaitement complété par l’actrice suédoise Noomi Rapace (« La fille au tatouage de dragon »), parlant ici parfaitement l’islandais grâce à son enfance passée à grandir là. Avec Björn Hlynur Haraldsson et un autre personnage clé, le groupe constitue une unité familiale intéressante, faisant face aux difficultés quotidiennes de l’attente et de la folie, le tout dans des circonstances extrêmement étranges qui sont au cœur du récit.

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