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Becoming Other: Another Look at Under the Skin | Far Flungers

Becoming Other Another Look at Under the Skin Far

Lors du premier acte de « Under the Skin », le temps est subordonné à l’action ou au mouvement, tandis que dans le deuxième acte, le mouvement et l’action sont subordonnés à l’écoulement du temps. Dans le premier acte, The Woman a une mission claire : elle drague régulièrement les hommes, les séduit et les ramène dans son antre. Au deuxième acte, La Femme pense plutôt qu’elle n’agit. Le film la montre confuse, désorientée et abandonnée au cours du temps. Elle explore les plaisirs de la vie avec une curiosité retrouvée ; elle essaie de manger, écoute de la musique et a des relations sexuelles avec un inconnu. La Femme se trouve incapable d’agir et de réagir de manière directe et immédiate. On la laisse explorer, sans perspective de succès, errer, s’attarder. Essentiellement, le personnage n’agit pas sans avoir conscience de ses actions.

« Under the Skin » se termine avec The Woman dormant dans un hangar dans les bois. Le film se fond dans un paysage naturel, comme si elle ne faisait plus qu’un avec la nature. En incarnant l’autre, l’image de La Femme n’est plus séparée de son environnement. Elle devient partie intégrante de l’unité interconnectée de toutes choses. Cette belle photo est perturbée par un homme qui la palpe. La Femme, désormais vulnérable au monde qui l’entoure, s’enfuit effrayée. Le prédateur finit par la rattraper et tente de la violer. Encore une fois, ce sinistre air de « chasse » peut être entendu en arrière-plan, mais cette fois, les rôles sont inversés. Le chasseur devient le chassé. Après que la femme ait expulsé l’homme d’elle et soit partie, la caméra tourne autour de l’homme qui est figé sous le choc, révélant la femme. En essayant de lui arracher ses vêtements, il lui a arraché une partie de la peau, révélant ce qu’il y a sous la peau, de la matière noire. L’homme s’enfuit dans les bois et le film passe à La Femme assise sur ses genoux alors qu’elle enlève sa peau humaine. La Femme, devenue une figure de fourmi noire, regarde son visage humain.

« Under the Skin » commence par l’assemblage des organes et se termine par le démontage des organes. Avec ce devenir sans fin, une identité s’effondre, créant et donnant naissance à un autre moi. Soudain, de l’essence se répand sur tout son corps, on voit une traînée de feu qui la rattrape et elle s’enflamme. La couleur blanche semble apparaître à chaque fois qu’une naissance est représentée à l’écran. Le noir apparaît chaque fois qu’un décès survient. Cependant, lorsque la Femme en feu tombe et tombe dans un champ enneigé, la caméra passe à un plan de fumée noire pénétrant le ciel blanc. Au lieu de passer à un écran noir, le film passe à un ciel blanc alors que des flocons de neige tombent vers le point de vue de la caméra. Il ne s’agit pas d’une mort, mais d’une sorte de renaissance, la Femme est enfin libérée et ne fait qu’un avec la nature.

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