Apple TV+’s Bad Monkey Struggles to Find Its Voice | TV/Streaming
Mais après avoir rencontré la veuve du défunt, Eve Stripling (Meredith Hagner), il commence à soupçonner que cette histoire est plus complexe qu'il ne le pensait au départ. Au fur et à mesure que le mystère se dévoile, « Bad Monkey » devient de plus en plus extravagant, mais il convient parfaitement au monde créé par Bill Lawrence. À la partie qui se déroule en Floride, on retrouve une histoire coexistante centrée sur Neville Stafford (Ronald Peet), un jeune pêcheur bahaméen, qui ajoute une touche plus sombre dont la série avait désespérément besoin.
Neville, comme Yancy, se retrouve dépassé par les événements lorsque sa maison est sur le point d'être démolie par des promoteurs, et il tente de faire tout ce qu'il peut pour l'empêcher. Leurs histoires ne se connectent pas directement pendant plus de la moitié de la série, mais malgré cela, les deux personnages fonctionnent comme des miroirs pour les parcours de l'autre. Malheureusement, on a presque l'impression que ces deux histoires auraient dû se connecter plus rapidement qu'elles ne l'ont fait, et parfois, je me suis retrouvé à avoir envie de plus de temps à l'écran pour Peet.
Comme dans les autres films de Lawrence, Yancy et Neville sont entourés d'un ensemble de personnages qui volent parfois la vedette. On y trouve l'ancien partenaire et meilleur ami de Yancy, Rogelio Burton (John Ortiz), qui se retrouve mêlé à toutes ses manigances, et Bonnie Witt (Michelle Monaghan), son ex-amante, dont il n'arrive pas à se défaire. Mais au cœur des deux histoires se trouvent Rosa Campesino (Natalie Martinez), une médecin légiste de Miami, et Dragon Queen (Jodie Turner-Smith), une pratiquante d'Obeah vivant aux Bahamas.

Bien qu'au début, on ait l'impression que ces deux-là ne seront que des intérêts amoureux ou des faire-valoir narratifs pour les hommes principaux de la série, Martinez et Turner-Smith finissent par voler la vedette. La connexion naissante de Rosa avec Yancy la conduit à se joindre à lui dans son enquête policière officieuse, tandis que Neville recherche désespérément la Reine des Dragons pour tenter de changer sa vie. Les deux couples sont assez différents l'un de l'autre, mais c'est ce qui les fait fonctionner. Il y a une sorte de poussée et d'attraction magnétique dans chacune de ces relations, et c'est ce qui fait que « Bad Monkey » vaut la peine d'être regardé. Lorsque Martinez et Vaughan et Turner-Smith et Peet sont respectivement à l'écran ensemble, la série est électrique. La caméra se tient sur leurs visages, proches et presque étouffants par nature, permettant à l'admiration (et, parfois, à l'appréhension) que ces personnages ont l'un pour l'autre de briller.






