My Penguin Friend Avis critique du film (2024)
Dans le scénario de Kristen Lazarian et Paulina Lagudi Ulrich, le pêcheur João a subi une perte dévastatrice au début du film, ce qui rend l'arrivée surprenante du pingouin d'autant plus poignante. Jean Reno offre une performance vulnérable et émouvante dans le rôle de João, un homme simple brisé par la tragédie et transformé par le frisson de cette connexion inattendue. Il fait ici preuve d'une grande variété d'attitudes, allant du chagrin à la joie en passant par un sens malicieux de l'espièglerie, et son ouverture d'esprit est captivante. Et dans le rôle de Maria, l'épouse de João, la nominée aux Oscars Adriana Barraza est une ancre solide, une source constante de calme, quels que soient les hauts et les bas. Elle n'est pas non plus très ravie au début d'entendre un pingouin faire des bruits de pas dans la cuisine de son modeste bungalow en bord de mer.
Mais DinDim est trop mignon. C'est le nom qu'une petite fille du village donne au pingouin, et il lui reste. Et ce qui est étonnant dans ce film, c'est qu'il met en scène de vrais pingouins plutôt que des animatronics ou des créations CGI. Les notes de presse nous informent que nous voyons des pingouins vivants 80 % du temps, avec quelques mannequins contrôlés par fil et des effets numériques. Le résultat est un sentiment d'intimité et d'authenticité extrêmement convaincant. En collaboration avec le grand directeur de la photographie Anthony Dod Mantle, collaborateur fréquent de Danny Boyle, Schurmann filme une grande partie du film en contre-plongée et du point de vue du pingouin. Cela donne au film une sensation exubérante d'émerveillement enfantin, en particulier lorsque DinDim fait des bêtises.
C'est un excellent exemple de la façon dont « Mon ami pingouin » fonctionne à plusieurs niveaux pour différents spectateurs. Les enfants adoreront l'énergie loufoque tandis que les adultes apprécieront le savoir-faire derrière le chaos. Des couchers de soleil vibrants aux vues infinies sur l'océan en passant par les moments calmes dans la cuisine familiale, Dod Mantle offre à plusieurs reprises des images merveilleuses qui dynamisent le film.
C'est pourquoi c'est une telle déception lorsque « Mon ami pingouin » s'éloigne de cette histoire réconfortante et retourne en Patagonie pour voir ce que font les chercheurs là-bas. Alexia Moyano, Nicolás Francella et Rocio Hernández jouent les scientifiques qui étudient ces adorables créatures, prenant des notes sur leurs schémas de migration ainsi que sur leurs activités en Argentine. DinDim se distingue par sa gentillesse et sa curiosité, bien que le personnage monocorde de Francella soit un détracteur constant qui ne pense pas que ce pingouin en particulier soit quelque chose de spécial.







