You Can Call Me Bill Avis critique du film (2024)
Circulaire et parfois répétitif, Shatner s’exprime néanmoins avec toute l’honnêteté effacée d’un troubadour. Bien sûr, ses divagations errent sans but par moments, en particulier lorsqu’il réfléchit sur la spiritualité et la philosophie. Il passera de réflexions sur son enfance, une jeunesse marquée par des animaux de compagnie décédés et une mère émotionnellement indisponible, à la citation de « La Mouette » de Chekov lorsqu’il réfléchira au deuil de sa vie. Son amour de la nature lui permet de flotter à travers des pensées sur les chevaux, les phoques, les lézards et les séquoias – autant de petits miracles qu’il voit l’humanité gaspiller à cause de la pollution et de notre propre myopie.
Mais il livre tout cela avec une telle conviction zélée et tranquille, dans cette cadence staccato caractéristique (qu’il insiste sur le fait qu’il n’entend pas, en particulier dans les nombreuses impressions de la culture pop à son sujet), que cela reste intrinsèquement convaincant. Shatner lui-même n’est peut-être pas capable de définir « shatnérien », mais tout cela est mis à nu devant les caméras de Phillippe, si facilement qu’il pourrait tout aussi bien être invisible.
À l’âge de quatre-vingt-dix ans, Shatner reste toujours aussi vivant – ses yeux fous de curiosité et d’humour, sa voix mielleuse à peine usée par des années de voix off et de soliloque. Mais il reste profondément conscient de ses propres jours comptés, ce qui fait que « You Can Call Me Bill » ressemble à un éloge funèbre cinématographique auto-administré. Il est clairement aux prises avec la finalité et l’impermanence de tout cela, que ce soit ici ou lors d’événements en direct qui le voient divertir le public avec des pensées poétiques sur la fin de sa vie ou sur l’immensité de l’univers. Il parle de son plus haut des hauts (atteindre l’espace) et de ses plus bas des plus bas (être si fauché après l’annulation de « Star Trek » qu’il ne pouvait pas encaisser de chèque, même si des hommes marchaient sur la lune au dos de son émission). culture de la curiosité interstellaire).
Philippe, comme il le fait souvent, se contente de se contenter de laisser la place à son sujet. Sa seule interjection intervient à mi-chemin, lorsqu’il dit à Bill : « J’espère que tu reviendras demain. » En effet, « You Can Call Me Bill » plaide fortement en faveur du maintien de notre capitaine Kirk pendant longtemps.







