homepage frybread face and me tiff 2023

TIFF 2023: Frybread Face and Me, Uproar, Close to You | Festivals & Awards

Situé à l’été 1990, le premier film chaleureux, tendre et drôle du scénariste/réalisateur Billy Luther « Visage de pain frit et moi« , produit par Taika Waititi, explore l’humour et la joie de trouver sa place en famille et la force qui vient d’embrasser son héritage. Le seul plan que Benny (Keir Tallman), 11 ans, a pour son été est de voir Fleetwood Mac, mais lorsque la tension monte entre ses parents, il est envoyé passer l’été dans le ranch de sa grand-mère dans la nation Navajo.

Le gamin de la ville Benny, dont l’obsession pour Stevie Nicks se répercute sur son sens de la mode, se démarque comme un pouce endolori sur le rez-de-chaussée. Sa grand-mère (Sarah H. Natani) ne lui parlera qu’en Navajo. Sa tante Lucy (Kahara Hodges) est une présence aimante indispensable mais volatile. Son oncle Marvin (Martin Sensmeier) est souvent abrasif et méchant. Mais lorsque sa cousine Dawn (Charley Hogan, hilarant et direct), dont le surnom est Frybread Face, est également laissée chez grand-mère pour l’été, Benny trouve non seulement un ami, mais commence également à embrasser sa culture.

Pendant la journée, les deux travaillent au ranch, gardant des moutons et effectuant d’autres petits boulots. La nuit, ils regardent et revoient « Starman » (la dernière vidéo que Marvin a louée avant d’être banni du vidéoclub) au point que Benny peut réciter chaque ligne. Au début, les sentiments d’abandon de Benny le submergent, mais peu à peu, ses nouveaux liens avec sa famille l’incitent à apprendre la langue et les traditions de son peuple. Ce faisant, Benny apprend également à embrasser certains aspects de sa personnalité sans honte.

TIFF 2023 Frybread Face and Me Uproar Close to You

 » L’engagement de Paul Middleditch et Hamish Bennett « Tumulte» a également un lien inattendu avec Waititi : la star Julian Dennison, qui a charmé le public avec son timing comique plein d’esprit et sa riche émotivité dans le loufoque « Hunt for the Wilderpeople » de Waititi. Dennison apporte une fois de plus sa chaleur, son humour et son pathos caractéristiques pour une performance singulière et profondément touchante.

Se déroulant à une époque mouvementée de l’histoire de la Nouvelle-Zélande, lorsque la tournée nationale de l’équipe sud-africaine de rugby de l’apartheid en 1981 a déclenché des protestations, le film apporte une touche résolument politique au genre du passage à l’âge adulte. Même si certains aspects du scénario, co-écrit par Bennett et Sonia Whiteman, utilisent une formule par cœur, le film a un si grand cœur qu’il est difficile de résister à ses charmes qui plairont au public.

Publications similaires