The World to Come Avis critique du film (2021)
Sommaire
A propos de The World To Come
The World to Come est un film dramatique américain de 2020 réalisé par Mona Fastvold, d’après un scénario de Ron Hansen et Jim Shepard, basé sur l’histoire du même nom de Shepard. Il met en vedette Katherine Waterston, Vanessa Kirby, Christopher Abbott et Casey Affleck, et suit deux couples voisins luttant contre les difficultés et l’isolement dans l’Amérique du milieu du 19e siècle.
Une vision extrêmement mélancolique
Katherine Waterston joue le personnage d’Abigail, une jeune femme désespérée, dans The World To Come, un film extrêmement mélancolique. En plus dêtre mélancolique, le film peut même paraitre soporifique, même lorsqu’Allison, femme délicate à l’esprit brisé trouve enfin (quoique brièvement) l’amour en secret. Le film n’est pas nécessairement mauvais pour présenter une histoire d’amour vouée à l’échec, qui tente de s’épanouir à une époque et dans une société intolérante et patriarcale.
Une histoire d’amour sans passion
Mais la réalisation de Mona Fastvold, qui se déroule sur quatre saisons, est si lente et tranquille que l’on a souvent envie d’une secousse d’énergie qui devrait être propre à une histoire centrée sur un amour condamnée. Ce qui émerge entre Abigail et Tallie (Vanessa Kirby), une nouvelle voisine aux cheveux de feu qui loue une ferme à proximité avec son mari violent, est une relation émouvante bien que sans grande originalité.
Malheureusement, les personnages principaux se démarquent rarement de ces rôles stéréotypés, et les co-auteurs Ron Hansen et Jim Shepard ne fournissent pas à leur scénario suffisamment d’anticipation pour que le public puisse profiter d’un moment réellement unique.
Résumé de The World To Come
Avant de rencontrer Tallie, la vie d’Abigail était définie par le dur travail agricole qu’elle devait effectuer aux côtés de son mari mélancolique Dyer (Casey Affleck). Les deux sont en deuil après avoir tragiquement perdu leur jeune fille à cause de la maladie. Tout semble sans issue dans leur vie, jusqu’à l’arrivée de Tallie et Finney (Christopher Abbott). On détecte alors un lien visible et immédiat entre les visages rougissants d’Abigail et de Tallie.
Une histoire d’amour qui semblait prometteuse
On espère alors immédiatement que les deux personnages sauront se trouver, et grâce à leur relation qui prend progressivement de l’ampleur, le couple ne déçoit pas. Bientôt, de brefs mais intimes après-midi passés au coin du feu deviennent plus longs, conduisant à des étreintes et des baisers volés ainsi qu’au temps passé dans les bois à se lire de la poésie. Plus tard, leurs actes prennent une tournure encore plus courageuse, malgré les soupçons croissants de leurs maris.
Et quand Finney et Tallie disparaissent cruellement un jour, l’aventureuse et fougueuse Abigail prend la route pour retrouver son amante malheureuse, armée seulement d’un atlas.
La réalisation de The World To Come
À travers toute cette agitation émotionnelle, quelque chose reste curieusement trop formel dans The World To Come. Vêtues des corsets serrés de l’époque, des jupes ample et des chemisiers délicatement cintrés, Waterston et Kirby ne parviennent pas tout à fait à vendre leur alchimie et leur attirance passionnelle au public.
Souvent, on se sent obligé d’accepter la triste histoire de ces deux femmes. Mais la substance émotionnelle pour soutenir cette idylle apparaît rarement dans le film. La bande son musicale maussade de Daniel Blumberg tente de combler en partie cette pénurie émotionnelle, sans grand succès. Il en va de même pour la cinématographie largement pastorale d’André Chemetoff, dont la touche magique rend les extérieurs vibrants et les intérieurs agréablement éclairés par des bougies et des feux de bois. Mais le manque de vie général du film persiste.
Conclusion sur The World To Come
C’est un film qui comprenait de nombreux éléments prometteurs mais qui est malheureusement loin d’être à la hauteur de ce qu’il aurait pu être. Ceci est en partie dû aux performances peux convaincantes des deux actrices principales, et au manque de passion et de tension dans la narration et la cinématographie du film.




