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The Convert Avis critique du film & résumé du film (2024)

Tamahori et son co-scénariste Shane Danielsen ont peut-être pris quelques libertés historiques en basant leur scénario sur des faits réels, en créant des personnages composites ou en inscrivant de nouveaux personnages. Néanmoins, si l’objectif de « The Convert » était de donner une idée de la Nouvelle-Zélande à l’époque où la plupart de ses habitants l’appelaient par son nom maori, Aotearoa, alors c’est réussi. La directrice de la photographie Gin Loane cadre l’histoire de Tamahori et Danielsen avec le magnifique paysage naturel qui les entoure, filmant parfois en contraste frappant pour mettre en valeur la terre sablonneuse sombre, les rivières d’encre et le ciel nuageux. À d’autres moments, la caméra se délecte des vagues blanches qui s’écrasent, des formidables falaises rocheuses et des forêts verdoyantes, se rapprochant parfois pour se concentrer sur un oiseau ou une plante, enracinant son histoire dans un sens du lieu sans précédent. Thomas voit cette partie du monde pour la première fois, et la caméra reflète sa curiosité. De même, le style visuel est également utilisé pour accentuer les scènes les plus dramatiques du récit, comme lorsque Rangimai salue son père, le chef, après le meurtre de son mari. Les retrouvailles ont lieu près du littoral, où le sol est sombre et le ciel semble orageux, signe avant-coureur de la bataille annoncée.

« The Convert » est le troisième long métrage de Tamahori qui se déroule en Nouvelle-Zélande. Son film à succès « Once Were Warriors » l’a fait connaître au public international, et des décennies plus tard, il revient avec « Māhana », un film d’époque qui suit une famille maorie dans les années 1960. Ce voyage dans le temps pour « The Convert » est peut-être l’un des titres les plus ambitieux de sa filmographie, un film minutieusement recherché pour recréer avec précision les maisons, les costumes et le dialecte maoris, agrémenté de nombreux figurants et personnages secondaires pour porter au grand écran les derniers jours précoloniaux du pays. En ce sens, le film prend une note douce-amère, donnant vie à l’histoire dans toute sa complexité désordonnée – et aux acteurs du quotidien qui la façonnent.

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