Sept joyaux inattendus du BFI Londres 2025…

Sept joyaux inattendus du BFI Londres 2025…

Au milieu de la grande programmation des galas du Festival du film de Londres de cette année, un trésor de titres attendait d'être découvert : restaurations BFI, interventions dans les archives, grands succès improbables et œuvres d'expérimentation radicale ont tous laissé leur marque. Ce qui est sûr, c'est que les cinémas de répertoire londoniens ne manqueront pas d'œuvres magistrales et redéfinissantes. Un fil conducteur du programme de cette année était la réinterprétation des femmes à l'écran – de La Tour de glace de Lucile Hadžihalilović au premier film de Kristen Stewart La Chronologie de l'eau et, bien sûr, le très attendu Die My Love de Lynne Ramsay – mais comme tous les cinéphiles chevronnés le savent, la meilleure partie de tout festival est de trouver l'inattendu. Trouver des joies plus petites et cachées fait que le réseautage sans fin et la file d'attente pour trois heures de sommeil valent chaque minute. Mon record personnel du festival est venu des voix les plus surprenantes qui contemplent ce qui se trouve aux confins les plus étranges de l'imagination humaine et qui osent remettre en question notre définition de ce que peut être le cinéma.

Si j'avais des jambes, je te donnerais un coup de pied – Mary Bronstein

Un retour remarqué de la réalisatrice indépendante new-yorkaise Mary Bronstein, dont le premier film en 17 ans – une comédie-horreur tordue dirigée par la force de la nature Rose Byrne – délivre un coup de poing dans les tripes. Bourré d'un charmant humour sardonique, Bronstein se penche en détail sur la relégation des rôles domestiques des femmes et la terreur psychologique de la maternité dans un catalyseur durable de sautes et de ruptures psychologiques. Sans lâcher une seconde, Si j'avais des jambes vise haut et frappe plus fort que la plupart des autres cette année – un film qui vous coupera le souffle.

Feuille sèche – Alexandre Koberidze

Ce mystère germano-géorgien peut s'avérer choquant pour certains : filmé entièrement sur un Sony Ericsson W595, le rendu des images cohérentes de cette épopée de trois heures nécessite un processus d'une véritable endurance. Cependant, une fois ajusté, le cinéma de paysage le plus pictural apparaît, recâblant entièrement notre attente du cinéma et notre propre capacité de compréhension. J'aurais du mal à imaginer quelque chose comme ça, un road trip lo-fi mettant en vedette le père du réalisateur, avec un personnage invisible et une musique tout à fait captivante de Giorgi Koberidze. D'une manière ou d'une autre, incarnant Monet, Kiarostami et la pure nostalgie de la résolution 140p au même moment.

Redoute – John Skoog

Je me suis lancé dans ce projet sur la recommandation d'un ami, ne sachant littéralement rien du film lui-même, sauf qu'il mettait en vedette le maître français de la physicalité Denis Lavant, donc aucune autre conviction n'était nécessaire. Ce qui s’est déroulé était un hommage concis et profondément réconfortant à une véritable obsession pour la « Redoute » suisse ; une sorte d’abri communautaire spéculatif contre les retombées de la guerre froide. Ce n'est en aucun cas le film le plus grandiose du festival de cette année, mais il est construit avec une solide ambition et un cœur en or, et Lavant est dans son élément absolu en tant que ouvrier agricole agité et travailleur.

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