ParaNorman est une lettre d’amour familiale à l’horreur
Le studio d’animation LAIKA s’est tranquillement fait connaître en 2009 grâce à son travail mémorable sur Coraline d’Henry Selick. Et dans les années qui ont suivi, il est sorti de cette ombre pour devenir l’un des studios d’animation les plus intéressants du moment grâce à son dévouement au stop motion.
LAIKA a montré une grande confiance en suivant Coraline avec un film familial encore plus horrifique. ParaNorman est sorti ce jour-là en 2012 et est l’un des meilleurs exemples d’adaptation de l’horreur à un public plus large sans condescendance pour les jeunes téléspectateurs.
L’histoire voit un garçon, Norman Babcock (Kodi Smit-McPhee), vivant dans la ville de Blithe Hollow. Norman a la capacité de parler aux morts, mais personne ne croit qu’il le peut, à l’exception de son nouvel ami Neil (Tucker Albrizzi). La capacité de Norman est mise en action lorsqu’un oncle séparé l’implique dans un rituel censé annuler une malédiction séculaire sur Blithe Hollow.
Malheureusement, cela tourne mal et les morts-vivants se déchaînent sur la ville. Alors Norman, ses amis, sa famille et les habitants de la ville doivent se regrouper pour découvrir le sombre secret de la ville et mettre fin à la malédiction pour de bon.
Pas un autre film pour enfants
1 crédit
Dès le saut, ParaNorman tient à montrer l’obsession de son créateur pour le genre d’horreur de manière subtile et non subtile. La ville elle-même tire son nom des romans Blithe Spirit et The Legend of Sleepy Hollow. Norman a le thème d’Halloween de John Carpenter comme sonnerie de téléphone, et le « mauvais » film d’horreur qu’il regarde au début est un hommage à la Nuit des morts-vivants de George Romero. ParaNorman riffs même sur le travail de caméra emblématique de maîtres de l’horreur tels que Carpenter et Sam Raimi.
Le film présente des décors en stop-motion incroyablement minutieux. Une route qui s’étendait sur soixante-dix pieds devait être construite pour la séquence de poursuite, et une révélation spectrale a vu les animateurs utiliser une combinaison de marionnettes, d’encre soufflée, d’ampoules et de CGI pour créer l’un des moments les plus mémorables. Même la scène où un fantôme apparaît des toilettes a mis une année entière à s’animer.
Il y a une touche de Spielberg dans la dynamique familiale dysfonctionnelle et une subversion intéressante des tropes (le « jock » par exemple) tout en embrassant chaleureusement les autres. Cela donne à cœur à ParaNorman d’aller avec son horreur. Chaque personnage se sent distinct, et cette ville pleine de zombies et de marionnettes ne pourrait pas être remplie de plus de vie.
Si Coraline a agi comme une passerelle vers l’horreur pour les enfants et les adultes, alors ParaNorman est le portail qui s’ouvre. Il arme efficacement les aspects les plus sûrs du genre et parvient toujours à y intégrer des thèmes plus sombres. C’est un film qui devrait être un incontournable d’Halloween pour toute famille qui aime l’horreur.






