« Icky & Classless » : l’annonce du redémarrage de Blair Witch devient frustrée…
Résumé
- Joshua Leonard critique Lionsgate pour avoir utilisé son visage sans autorisation dans l’annonce de presse du redémarrage de Blair Witch.
- Les acteurs, même ceux des classiques cultes, luttent pour le respect et les droits à Hollywood, comme en témoignent les frustrations de Leonard.
- Les acteurs originaux du projet Blair Witch ont également déjà été confrontés à des batailles juridiques concernant leurs droits et leurs revenus, mettant en lumière les problèmes persistants du secteur.
Joshua Leonard du Blair Witch Project exprime sa frustration face à l’annonce selon laquelle un redémarrage est en cours de développement. Leonard a joué dans le film original de 1999, qui se déroule dans un style « images trouvées » alors que les téléspectateurs regardaient les images restantes de trois cinéastes amateurs qui ont mystérieusement disparu pendant le tournage d’un documentaire sur le mythe de Blair Witch. On lui attribue souvent la popularisation du style de séquences trouvées et jouit d’un héritage durable en tant que classique du film d’horreur.
Suite à l’annonce d’un nouveau film Blair Witch de Blumhouse et Lionsgate, Leonard a profité de son Instagram pour partager sa frustration face au projet.
Ce n’est pas tant le redémarrage qui l’a dérangé autant que le fait que Lionsgate ait utilisé son visage dans le communiqué de presse sans l’informer au préalable du film. Sa frustration a été exacerbée par d’autres facteurs, à savoir le fait qu’il n’a pas réussi à entrer en contact avec le studio pour un événement caritatif et la longue liste de problèmes auxquels les acteurs originaux ont été confrontés depuis le studio d’origine du Blair Witch Project. L’annonce du redémarrage n’était que la dernière des « 25 années de manque de respect » auxquelles il a été confronté de la part de l’industrie.
Joshua Leonard met en lumière les luttes des acteurs à Hollywood
Les frustrations de Leonard suite au redémarrage du projet Blair Witch donnent un aperçu des expériences des acteurs dans l’industrie cinématographique. On croit souvent à tort que seuls les petits acteurs sont en difficulté à Hollywood et sont à l’origine de la grève de la SAG-AFTRA. Cependant, le message de Leonard révèle que même les stars des classiques cultes de l’horreur ont du mal à gagner le respect et à conserver leurs droits à Hollywood. Par exemple, Lionsgate semble avoir oublié que les acteurs originaux du projet Blair Witch constituent un élément fondamental de la franchise et auraient dû être informés du redémarrage.
Pendant ce temps, l’utilisation par Lionsgate du visage de Leonard dans le communiqué de presse du redémarrage sans notification rappelle la bataille juridique à laquelle les acteurs originaux ont été confrontés. Dans son message, il mentionne comment, étant donné que les trois acteurs principaux ont utilisé leurs vrais noms dans le projet, le distributeur du Blair Witch Project, Artisan Entertainment, a tenté de prétendre qu’il possédait les noms et ressemblances des acteurs originaux. Leonard explique que les revenus des acteurs n’étaient que de 300 000 $ chacun, mais qu’ils ont été contraints d’intenter une action en justice pour empêcher le studio de tirer profit de leurs noms et de leurs ressemblances sans leur consentement dans un avenir prévisible.
Les conditions de tournage du projet Blair Witch étaient plus effrayantes que le film lui-même. En plus de son format d’images trouvées, l’aspect authentique du projet Blair Witch peut être attribué aux conditions de travail inquiétantes du film.
De nombreux problèmes de Leonard concernant le projet Blair Witch sont similaires aux points soulevés lors de la récente grève de la SAG-AFTRA, lorsque les acteurs ont protesté contre la faible rémunération et le désir des studios de posséder et de recréer leurs portraits grâce à l’IA. Leonard conclut son article en expliquant que tous ces problèmes surviennent lorsque les studios ne reconnaissent pas que les artistes sont un élément fondamental du succès du film et sont des éléments vivants de la franchise qui méritent d’être reconnus. Alors que le redémarrage du projet Blair Witch suscite des discussions, il est important de se rappeler que les stars originales et leurs luttes en cours devraient faire partie de cette conversation.
Source : Joshua Leonard/Instagram
Le projet Blair Witch
Trois étudiants en cinéma disparaissent après avoir voyagé dans une forêt du Maryland pour filmer un documentaire sur la légende locale de Blair Witch, ne laissant derrière eux que leurs images.
Réalisateur Eduardo Sánchez, Daniel Myrick
Date de sortie 30 juillet 1999
Studio(s) Summit Entertainment
Distributeur(s) Summit Entertainment
Écrivains Daniel Myrick, Eduardo Sánchez
Avec Joshua Leonard, Michael C. Williams, Heather Donahue
Durée 81 minutes
Suite(s) Le Livre des Ombres : Blair Witch 2
Budget 60 000$







