Critique de « Widow Clicquot » : Haley Bennett brille dans Ode to Champagne, Doomed Romance et Girl Power
Festival du film de Toronto : À son meilleur, le film de Thomas Napper sur une véritable « grande dame du champagne » émeut les spectateurs dans une fantaisie ravissante
La dernière fois que Haley Bennett a joué dans une pièce d’époque glorieusement romantique, c’était la réimagination musicale audacieuse de Joe Wright de « Cyrano de Bergerac », « Cyrano » de 2021. Elle est de retour dans des robes somptueuses et des décors d’une beauté ravissante dans « Widow Clicquot », l’ode de Thomas Napper au champagne (sans ordre particulier), à la romance vouée à l’échec et au pouvoir des filles. S’il n’est ni aussi audacieux ni aussi évanoui que « Cyrano », il fournit une preuve supplémentaire que Bennett se glisse facilement dans le XIXe siècle en tant qu’objet de beauté et force de la nature.
Le film a été présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto, où il fait partie d’un certain nombre de films très variés dans lesquels les femmes revendiquent un pouvoir qui leur a été refusé dans les sociétés patriarcales. (D’autres incluent « The Dead Don’t Hurt », « Fair Play », « Lee », « The Promised Land », « Woman of the Year », « Wicked Little Letters » et plus encore.) Mais les luttes de pouvoir fondées sur le genre dans « Widow Clicquot » sont en quelque sorte la partie la plus conventionnelle du film, qui peut s’envoler à un moment donné et paraître routinière au suivant.
Bennett incarne la vraie Barbe-Nicole Ponsardin, alias « la grande dame du champagne », qui a eu un mariage arrangé mais passionné avec l’héritier viticole François Clicquot à l’âge de 19 ans. Elle est devenue veuve six ans plus tard. (Les récits officiels de l’époque disent qu’il est mort de la typhoïde ; le film dit qu’il s’agit d’un suicide provoqué par une maladie mentale.) Le film commence au lendemain de sa mort, avec François étendu mort sur une table et sa femme regardant les vignes. et déplorant en voix off : « Il semble impossible que quoi que ce soit puisse à nouveau pousser ici. »
Mais dire que le film « commence » par un événement précis est peut-être trompeur, car « Widow Clicquot » plonge et tourne avec les émotions flamboyantes de ses personnages. Un instant, nous sommes dans ce qui passe pour le présent, dans une pièce sombre et sombre, avec Madame Clicquot réagissant avec colère lorsque son beau-père révèle son projet de vendre le vignoble à leur voisin, Jean-Rémy Moët ; le lendemain, nous sommes avec le couple au sommet de leur passion, la lumière pénétrant à travers les fenêtres pendant qu’ils font l’amour.
Le film évolue dans une fantaisie extatique, glissant de la joie (Barbe-Nicole en blanc et amoureuse) au désespoir (en noir et dans la douleur). C’est la relation qui vous transporte, avec Bennett et Tom Sturridge se lançant dans une passion trop extrême pour durer.
Il y a quelque chose de hors du temps chez Bennett, qui convient parfaitement aux rôles d’époque, même si elle s’accroche à un courage qui ne cède pas aux restrictions de l’époque. Sturridge est efficace dans un rôle plus court et plus flashy de grand romantique qui a des idées innovantes sur la vinification (chantez pour les vignes !) mais qui est beaucoup trop amoureux de Voltaire, de la tragédie et des opiacés de l’époque.
La directrice de la photographie Caroline Champetier a à la fois le bon nom et la bonne touche pour la beauté et le drame de l’histoire, tandis que le compositeur Bryce Dessner – qui a également composé et écrit des chansons pour « Cyrano » – passe de majestueux à insistant à rhapsodique en suivant les propres changements du film. .
Mais si la narration non linéaire donne à « Widow Clicquot » un air de rêverie approprié, elle n’aide pas l’histoire qui sert d’épine dorsale au film. Mme. Clicquot est chargée du vignoble parce que c’est ce que voulait son mari, mais elle doit se battre pour préserver sa façon de faire. Elle combat également les Codes Napoléoniens, qui interdisaient spécifiquement aux femmes de diriger des entreprises. Elle le fait avec l’aide de Louis Bohne (Sam Riley), un vendeur de vin au charme libertin requis et à quelques astuces pour contourner les codes et les embargos.
« Les hommes en sont tellement sûrs », dit-elle après avoir été convoquée devant une audience conçue pour lui retirer sa compagnie. « Mais connaissent-ils la vérité, ou sont-ils seulement sûrs d’eux-mêmes ? »
Il n’y a pas vraiment de mystère ici – nous savons qu’elle subira de gros revers et que les choses s’annoncent désastreuses, mais nous savons aussi que Veuve Clicquot est toujours une marque de champagne, il semble donc peu probable qu’elle entre dans l’histoire comme un échec. (En plus, Veuve Clicquot se traduit par Veuve Clicquot.) Il s’agit d’une histoire d’autonomisation des femmes qui a la bonne actrice en son centre, mais qui n’est pleinement satisfaisante que lorsqu’elle se libère de l’intrigue pour trouver ces moments de ravissement.
« Widow Clicquot » est un titre vendu au TIFF.







