All the Beauty and the Bloodshed Avis critique du film (2022)

Actualités > All the Beauty and the Bloodshed Avis critique du film (2022)

La documentariste Laura Poitras (« Citizenfour », « Risk »), en collaboration avec son sujet Nan Goldin, couvre beaucoup de terrain sur, entre autres, la façon dont l’argent affecte à la fois le personnel et le politique, que vous choisissiez de les isoler ou pas, dans ce documentaire surprenant et émouvant. « Toute la beauté et l’effusion de sang » raconte la vie de Goldin dans l’art, servant des parties substantielles et vives de sa photographie, qu’elle a exposée en 1985 sous forme de diaporama avec de la musique intitulée La ballade de la dépendance sexuelle, qui a fait son nom. Depuis lors, son travail a été exposé dans des musées importants et prestigieux. Elle a fait un travail protéiforme en tant qu’activiste du sida dans le passé, et un appel rapproché avec une surdose d’analgésiques – sans parler des décès et des spirales de dépendance de plusieurs amis – l’a obligée à se pencher sur un fait déconcertant.

C’est-à-dire que de nombreux musées importants et prestigieux qui exposaient l’œuvre de Goldin avaient accepté des contributions substantielles de la famille Sackler. La même famille Sackler qui a obtenu son argent en collaborant avec Big Pharma (les relations avec les entreprises sont telles que le terme doit servir de raccourci ici) pour créer une crise mondiale de la dépendance aux opiacés. Entre autres choses, en minimisant sévèrement les qualités addictives de son médicament miracle OxyContin.

Ainsi, alors que Goldin n’a jamais raccroché son badge d’activisme (son travail, aussi intime et autobiographique soit-il, est à bien des égards une déclaration énergique sur la marginalisation sociétale des femmes et des personnes LGBTQ), elle se retrouve, avec une certaine timidité initiale, à l’épingler. sur et en organisant des événements de protestation dans des institutions qui ont en quelque sorte soutenu sa vie.

En l’occurrence, elle a choisi un moment opportun pour le faire. Son mini-mouvement a coïncidé avec beaucoup de curiosité journalistique sur l’argent des Sackler. Patrick Radden Keefe, qui travaillait sur une enquête sur les Sackler pour la New yorkais, rappelle ici, penaud, que lors de son premier contact avec Goldin, il l’avait légèrement dédaignée, lui souhaitant bonne chance dans son projet. Mais leurs efforts combinés ont créé une amplification. Des affaires civiles ultérieures ont obligé les Sackler à payer des amendes monumentales (ce qui, on le note sans ironie vers la fin, a peu ou pas d’impact sur la fortune personnelle restante des membres de la famille) et oui, les musées enlèvent le nom de la famille de certaines salles jusque-là dédiées à/par eux.

★★★★★

A lire également