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The Origin of Evil Avis critique du film (2023)

Son rôle est celui d’une ancienne détenue déprimée qui travaille dans une usine de conditionnement d’anchois, ouais. L’environnement et les âmes en grande partie perdues qui y travaillent sont retransmis dans un cadre grand écran presque entièrement en niveaux de gris. Elle est expulsée de sa chambre louée par une propriétaire qui retrouve son ex-fille. Sa petite amie emprisonnée refuse de lui rendre visite. Une nuit nerveuse, elle appelle un homme qui habite à Porquerolles, une île au large de la Côte d’Azur. Cet homme riche a eu une fille hors mariage il y a de nombreuses années. C’est ainsi que le personnage de Calamy se présente comme Stéphane, l’enfant perdu depuis longtemps, et obtient une invitation à rendre visite au vieil homme.

Une fois descendu du ferry et dans la villa appartenant au riche restaurateur Serge (Jacques Weber aux cheveux blancs et à l’ours), la palette de couleurs du film change lorsque la matriarche de la maison, Louise (Dominique Blanc, dégageant une forte ambiance Bette Davis/Baby Jane) coordonne ses tenues ringardes de nouveau-riche pour les assortir aux teintes Douanier-Rousseau des meubles. La fille aînée de Serge et Louise, George (Doria Tillier), est un habilleur plus discret et un client impeccablement froid. Sentant, non sans raison, que Stéphane cherche au moins un héritage, elle ordonne à Stéphane de quitter l’île et de ne pas revenir.

Mais Stéphane a un plan, qui commence par impressionner Serge. Elle raconte à la famille qu’elle a fondé et dirige cette usine de conditionnement d’anchois et ment si rapidement et sans effort que la mâchoire du spectateur en tombe presque. Elle est présentée ici comme une sorte d’intérêt enraciné, tant les autres membres du clan de Serge sont insipides, tireurs d’élite et méchants. Mais à mesure que les détails de son projet deviennent évidents – et qu’ils sont explicitement liés à sa relation avec ce détenu – le personnage de Calamy devient moins séduisant.

C’est un de ces thrillers dans lesquels presque personne n’est ce qu’il semble être. Et ceux qui le sont sont définitivement déséquilibrés. Serge voit en Stéphane une porte de sortie vers une situation onéreuse : sa famille, dirigée par George, qui prétend avoir « sauvé » son entreprise, cherche une tutelle que Serge vieillissant répugne à accepter, et il demande à Stéphane de témoigner sur ce sujet. en son nom lors d’une audience. Encore une fois, au début, nous sympathisons avec le pauvre vieux. Mais bientôt, on se demande si Serge est en réalité un gentil patriarche assiégé par des vautours ou lui-même un monstre.

Dans ce film, il est difficile de s’arrêter de mentir une fois qu’on a commencé. Il s’avère qu’il en va de même pour le meurtre. Le Web créé par « L’Origine du Mal » comporte sans doute une tournure de trop, mais le téléspectateur en aura plus d’un livre au moment où cela se produit. En grande partie grâce aux performances à toute épreuve de Calamy.

Actuellement à l’affiche dans certains cinémas et disponible sur demande.

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