Cuckoo Avis critique du film & résumé du film (2024)
Pourtant, les performances profondément engagées de Hunter Schafer et Dan Stevens nous tiennent en haleine, du moins pendant un certain temps. Les deux acteurs font ici des choses extrêmement différentes, et cette friction crée à la fois de l'humour et de la tension dès le départ. Comme il l'a fait dans des films aussi disparates que « The Guest », « Abigail » et « Eurovision Song Contest: The Story of Fire Saga », Stevens utilise sa beauté pour un effet sinistre. (Et comme il l'a fait dans « I'm Your Man », il parle parfaitement allemand.) Il y a quelque chose de louche chez lui, une qualité perçante dans son regard qui le rend peu fiable mais fascinant. Schafer nous captive d'une manière totalement différente : elle est notre canal direct, la seule à reconnaître que quelque chose ne va vraiment pas dans le cadre idyllique du film et à vouloir le signaler. Mais, rappelant la lutte de Florence Pugh dans « Midsommar », personne ne l'écoutera dans ce pays étranger magnifique et dangereux.
Schafer incarne Gretchen, une Américaine de 17 ans qui vient de perdre sa mère. Dans un brouillard de chagrin, elle est obligée de déménager avec son père (Marton Csokas), sa nouvelle épouse (Jessica Henwick) et leur jeune fille muette (Mila Lieu) dans une station balnéaire des Alpes bavaroises. En collaboration avec le directeur de la photographie Paul Faltz, Singer présente cet endroit époustouflant comme une prison brutaliste, filmant du bas des montagnes vers le haut pour signifier à quel point Gretchen se sent piégée.
Le patron de la maison, Herr König, est un homme prétentieux, qui a invité la famille à rester un moment, le temps de travailler avec le père de Gretchen sur son prochain projet. Dès le début, des ombres sévères et des reflets froids nous indiquent que ce n'est pas du tout un refuge relaxant. Et le comportement de Herr König, qui passe d'une attitude passive-agressive à un comportement carrément autoritaire, la pousse encore plus désespérément à fuir. La façon exagérée dont il prononce son nom, en se penchant fortement sur le R de Gretchen, est amusante mais aussi symbolique de sa cruauté arrogante.
Mais des forces surnaturelles semblent également la retenir en place. Une séquence particulièrement captivante montre Gretchen rentrant chez elle à vélo le soir après avoir travaillé à contrecœur à la réception de l'hôtel. Avec un rythme expert, Singer et les monteurs Terel Gibson et Philipp Thomas révèlent juste assez de choses sous les lampadaires pour nous terrifier. De même, il y a une répétition hypnotique de séquences qui se produit encore et encore, chaque fois jusqu'à un crescendo surprenant. Un scintillement sismique et un cri aigu accompagnent cette structure ; si ce choix de conception sonore est dérangeant au début, il finit par devenir ennuyeux, surtout une fois que nous en découvrons la source.





