The Growing Exploration of Masculinity and Vulnerability in Media |
Lorsqu’un homme l’a dépouillé de sa force et de son identité de virilité, il est devenu impuissant dans une situation blessante et extrêmement dommageable. Cet événement tragique peut être encore plus lourd en présence d'autres hommes, amenant la victime à se demander ce que les autres hommes penseront d'elle ? À maintes reprises, les hommes enterrent ces émotions blessées, exécutant la masculinité comme un clown maquillé dansant parmi une foule d’artistes portant le même maquillage.
Cette peur de la perception s'est également manifestée lorsque le personnage de Gadd tombe amoureux du personnage de Nava Mau, Teri, une femme trans qu'il a rencontrée sur une application de rencontres. Au lieu de proclamer son amour sur les toits, il le cache, effrayé par ce que les autres hommes pourraient penser de sa sexualité. Cependant, quelque chose d'unique dans « Baby Reindeer » est que Gadd ne permet pas à notre protagoniste de se vautrer dans sa masculinité perçue. Il va et vient entre son traumatisme et son changement. Il parle à Teri de Martha et l'emmène même en public au bar où il travaillait, où les gens le connaissaient. Bien que le personnage de Gadd ne termine pas la série avec une vie bien rangée et un arc, nous le voyons continuer d'essayer. La croissance n’est pas linéaire, et c’était merveilleux de voir cela exploré à l’écran.
Heureusement, « Baby Reindeer » n'existe pas en vase clos. Ce n’est pas la seule exploration de la masculinité et de la vulnérabilité dans les médias, car nous avons constaté une augmentation du nombre d’histoires POC et BIPOC transformées en récits complexes. Les hommes blancs ne sont pas les seuls à être vulnérables. Par exemple, Barry Jenkins, réputé pour sa capacité à humaniser ses principaux hommes, a été un pionnier dans la façon dont le public percevait les hommes noirs avec son film à succès « Moonlight ». Jenkins a présenté une vision nuancée de la masculinité noire qui différait des représentations hypermasculines et féminines des années 70, 80, 90 et 2000. Il a exploré comment la peur et la honte peuvent conduire les hommes à intérioriser leurs émotions, à les enfermer et à jeter la clé. Le personnage de Trevante Rhodes, Black, est l'incarnation de la masculinité du spectacle. Comme Gadd, l'apparence extérieure de Black ne reflétait pas qui il était intérieurement, et ce n'est qu'en renouant avec son ancien amour, Kevin, qu'il fut véritablement libéré.

Cependant, la liberté ne se limite pas à l’intimité romantique ; cela se manifeste également par une proximité platonique. Quand on regarde des films comme « Le dernier homme noir de San Francisco » de Joe Talbot, on voit ce que peut être la masculinité entre deux hommes noirs lorsqu'ils se soutiennent. Le film suit Jimmie et son meilleur ami, interprété par Jonathan Majors, alors qu'ils s'efforcent de récupérer la maison familiale de Jimmie dans un San Francisco en pleine gentrification. Une image qui vient toujours à l’esprit en pensant à ce film est celle de Jimmie Fails, Jonathan Majors et Danny Glover embrassés dans une étreinte chaleureuse et invitante. C'est un câlin symbolique de ce dont chaque jeune garçon noir avait besoin dans sa vie, mais n'a jamais reçu.






