X ne parvient pas à supprimer 98 % des contenus haineux inspirés par la guerre entre Israël et le Hamas,

X confronté à la persistance de contenus haineux malgré les engagements de suppression

Le PDG de X, Imran Ahmed, déplore l’incapacité à éradiquer les discours haineux.

Une récente étude menée par une organisation à but non lucratif pointe du doigt X, affirmant que la plateforme n’a pas réussi à supprimer 98 % des contenus antisémites, islamophobes et anti-palestiniens inspirés par le conflit entre Israël et le Hamas. Cette persistance inquiétante soulève des questions concernant la gestion des discours haineux sur les réseaux sociaux.

Des contenus violant les règles de X toujours accessibles

Le Center for Countering Digital Hate (CCDH) a rapporté que, malgré leurs signalements, 98 % des 200 tweets signalés demeurent visibles sur la plateforme après deux semaines. Ces messages transgressent clairement les règles de X en matière de contenus haineux, de déshumanisation et d’imagerie haineuse, laissant ainsi libre cours aux discours préjudiciables.

Une problématique amplifiée par le conflit au Moyen-Orient

Cette étude intervient dans un contexte de prolifération de la haine et de la désinformation sur les réseaux sociaux depuis le début du conflit au Moyen-Orient le 7 octobre. Les discours incitant à la violence et propageant des stéréotypes dégradants ont largement circulé, suscitant de vives préoccupations au sein des communautés visées.

Des appels à la violence et des discours négationnistes en circulation

Les contenus maintenus sur la plateforme comprennent des appels à la violence contre les musulmans, les Palestiniens et le peuple juif, des références dégradantes aux Palestiniens de Gaza, ainsi que des discours négationnistes et de glorification du nazisme. Ces messages ont été exposés à plus de 24 millions de vues au total, mettant en lumière l’ampleur de leur portée.

Des comptes vérifiés algorithmiquement renforcés

De plus, 43 des 101 comptes incriminés sont des comptes vérifiés payants, bénéficiant ainsi d’un renforcement algorithmique qui accroît la visibilité de leurs publications. Cette constatation soulève des questions sur la responsabilité accrue des comptes vérifiés dans la diffusion de contenus potentiellement préjudiciables.

Les déclarations du président du CCDH

Le directeur général du CCDH, Imran Ahmed, a réagi à ces résultats en affirmant que « les acteurs de la haine semblent avoir les coudées franches pour publier une rhétorique vicieusement antisémite et haineuse. » Ces constatations remettent en question les engagements antérieurs de X vis-à-vis de la lutte contre les discours haineux et soulèvent des inquiétudes quant à l’efficacité de leurs mesures de modération.

Les déclarations du PDG de X

En réponse à ces accusations, le PDG de X a contre-attaqué en affirmant que « Musk a créé un espace sûr pour les racistes et a cherché à faire une vertu de l’impunité qui les conduit à attaquer, harceler et menacer les communautés marginalisées. » Ces propos soulignent le caractère préoccupant de la situation et la nécessité d’une action urgente pour endiguer les discours haineux sur la plateforme.

Des poursuites judiciaires en toile de fond

Ces révélations surviennent dans un contexte où X Corp. a poursuivi le CCDH pour des recherches défavorables publiées par l’organisation, alléguant des répercussions néfastes sur leurs activités publicitaires. Ces développements soulignent les tensions croissantes entre les plateformes numériques et les organismes de surveillance de la désinformation.

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