Venice Film Festival 2022: The Biennale College and Classics | Festivals & Awards

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C’est toujours un immense privilège et un plaisir de venir ici et de vous parler de certains des films que j’ai vus. Mais la principale raison pour laquelle je suis ici est le Biennale College, le programme remarquable parrainé par le festival qui sélectionne des projets parmi un pool de candidats, les organise à Venise, puis les finance avec 150 000 euros et une directive de revenir dix mois plus tard avec un long métrage achevé. Une partie du processus final consiste pour un groupe de critiques à les regarder et à en parler dans un panel qui se tient maintenant à l’hôtel Excelsior (parce que l’ancien espace pour les conférences de presse au Casino est maintenant, oui, cette salle de projection qui était autrefois au premier étage).

À l’occasion, cette façon d’assembler une image donne des résultats radicaux, comme dans « This Is Not A Burial, It’s A Resurrection » de 2019. Ce n’est pas un rejet de noter que les quatre films de cette année étaient des récits linéaires allant droit sur une ligne. Ce qui ne veut pas dire qu’ils étaient conventionnels. Trois des quatre images ont été réalisées par des femmes; deux d’entre eux mettaient en vedette le réalisateur dans le rôle principal. Je vais commencer par ces deux-là.

Dans le film de la réalisatrice Monica DugoViens le tartarughe» (qui se traduit par « Comme des tortues »), l’actrice italienne chevronnée joue une matriarche dont le mari médecin fait ce que j’en suis venu à considérer comme une chose très années 1970 (bien que ce ne soit pas un film d’époque) : il quitte son famille pour se retrouver. Lisa de Dugo réagit à l’événement en vivant dans une section de l’armoire géante qui domine l’appartement familial. Cela laisse sa fille adolescente et son fils cadet un peu en rade.

Les bases de la configuration rappellent le roman d’Elena Ferrante de 2002 Jours d’abandon, bien que ses spécificités ne soient pas aussi brutes et violentes ; c’est un drame mélancolique teinté d’humour. Être sans doute adjacent à Ferrante contribue certainement à ses chances commerciales, comme je l’ai observé lors du panel, auquel ont participé tous les cinéastes. Pour le meilleur ou pour le pire, à l’heure de l’algorithme, dire, par exemple, « Si vous avez aimé ‘The Lost Daughter’, vous aimerez peut-être ça » est une bonne accroche. Et à part ça, le travail de Dugo est une image maigre, honnête, assurée, intelligente et accessible.

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