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Une histoire de trahison sanglante parsemée de balles

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Le réalisateur Joe Carnahan et un groupe de vétérans de l’action grisonnants livrent une histoire de trahison sanglante parsemée de balles. Copshop se déroule dans le poste de police de la ville reculée et poussiéreuse de Gun Creek, dans le Nevada. Où un escroc recherché avec une mine de secrets élabore un plan désespéré pour éviter un tueur à gages mortel. Mais il y a d’autres rats dans le nid alors qu’un méchant psychopathe se joint à la mêlée. Copshop se délecte de rebondissements sauvages où la ligne entre le mal et le pire est facilement franchie.

Copshop s’ouvre avec un blessé Teddy Murretto (Frank Grillo) qui court pour sa vie à travers le désert du Nevada dans une voiture de police banalisée. Il décide de profiter d’une bagarre dans un casino local. La flic recrue Valerie Young (Alexis Louder) et son commandant, le sergent Mitchell (Chad L. Coleman), répondent aux fracas. Elle est frappée par Teddy, qui a hâte d’être arrêté et enfermé. De retour au commissariat, Valérie s’occupe de Teddy et se demande pourquoi il semble soulagé d’être derrière les barreaux.

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Le refuge est interrompu par un conducteur ivre trébuchant qui se dirige vers la cellule de Teddy. Heureusement pour Teddy, le « John Doe » en état d’ébriété est mis dans un autre enclos. Bob Viddick (Gerard Butler), un célèbre assassin, fait connaître sa présence et ses intentions. Alors que la proie et la chasse s’affrontent à quelques mètres l’une de l’autre derrière des cages, Valérie essaie de rassembler les pièces du mystérieux puzzle de son prisonnier. Malheureusement pour tout le monde qui respire, un autre joueur dangereux se faufile dans la station. L’impitoyable Anthony Lamb (Toby Huss) est également venu récupérer le contrat de Teddy.

Copshop vous laisse deviner jusqu’à un acte final qui prend une tournure prévisible. C’est un jeu de dés à qui on peut faire confiance jusqu’à un certain point. Valérie, superbement interprétée par Alexis Louder, doit prendre des décisions de vie ou de mort entourée de criminels. Joe Carnahan (Narc, The A-Team), qui a également co-écrit le scénario, est un maître incontesté du genre action. Il sait tirer des balles et des coups. Mais c’est la complexité de ses personnages qui intrigue toujours. Les antagonistes sont des niveaux variables de méprisable. C’est une huée de voir quel méchant, le cas échéant, a un brin de décence.

Gerard Butler et Frank Grillo, arborant un chignon d’homme rien de moins, mâchent l’écran avec leur théâtre de pulpe, de chat et de souris. Ils ont une présence similaire à celle de Joe Carnahan avec sagesse. Aucun acteur ne surpasse l’autre. « Bob Viddick » de Butler est clairement le tueur le plus capable. Mais « Teddy » de Grillo est un stratège sournois qui se fraye un chemin par tous les moyens nécessaires. Toby Huss vole presque la vedette avec un humour noir. Il emballe dans des doublures barbelées avec un nombre de corps sérieux. Il n’y a pas de faibles performances ici. Chaque acteur cloue ses personnages.

J’ai énormément apprécié Copshop, mais j’ai quelques plaintes à formuler. Il y a une accalmie entre le deuxième et le troisième acte qui sabote le rythme. Vos yeux sont collés au récit pendant la majeure partie du temps d’exécution, le film ralentit et n’atteint plus jamais ce niveau rapide. C’est aussi là que les intentions deviennent claires et l’action par cœur. Copshop s’essouffle, mais c’est un sacré tour pendant quatre-vingt-dix bonnes minutes. Copshop est une production de Sculptor Media, Zero Gravity Management et G-BASE. Il sortira en salles chez Open Road Films le 17 septembre.

Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de Movieweb.

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