Simulant Avis critique du film & résumé du film (2023)
Ces grands moments ne sont pas assez impressionnants pour faire de « Simulant » plus que le pastiche de science-fiction bon marché qu’il est évidemment. Mais il y a une considération appréciable accordée aux Simulants du film, ou aux humains synthétiques de type Replicant, ce qui donne un léger avantage à cette arnaque robo-noir par ailleurs peu convaincante.
Sans vergogne et somnolent dès la première scène, « Simulant » commence par une liste de commandements de robots rédigés par Isaac Asimov qui doivent être obéis par tous les Simulants, un groupe déjà socialement intégré de robots présentant des personnes. Ces quatre préceptes sont assez simples et intégrés dans le codage de chaque Simulant, des trucs de base comme vous ne pouvez pas tuer un humain et vous devez obéir aux lois humaines.
Une poursuite à faible enjeu s’ensuit : Esme (Alicia Sanz) s’éloigne lentement de l’agent du gouvernement Kessler (Sam Worthington), un chasseur de robots travaillant pour l’agence quasi-omnipotente de conformité à l’intelligence artificielle. Kessler, contrairement aux fans de science-fiction blasés, est étonné qu’Esme puisse non seulement (momentanément) le fuir, mais aussi lui désobéir et même le blesser physiquement. Que se passe-t-il avec ces Simulants ? Un type fade enquête.
Pendant ce temps, une autre histoire d’un avenir trop familier se déroule: Evan (Robbie Amell), une épouse dévouée mais confuse, poursuit sa femme riche et très occupée Faye (Jordana Brewster). Il se souvient d’avoir survécu à un accident de voiture mais ne s’en souvient pas beaucoup plus. elle ne veut pas en parler mais doit bientôt le faire. Un peu plus de 20 minutes après le début du film, nous apprenons nous aussi le sombre secret de Faye et Evan : c’est un simulant du vrai Evan, qui est mort en voiture. Cette révélation en conserve explique au moins la tension étrange entre Evan et Faye (ce n’est plus comme avant, bébé !). La découverte d’Evan le conduit également par inadvertance au louche Casey Rosen (Simu Liu), un expert en Simulant qui n’est clairement pas aussi inoffensif qu’il n’y paraît.
(UN SPOILER LÉGER, MAIS NÉCESSAIRE) Finalement, la recherche de réponses de Kessler le mène à Casey, mais pas avant qu’il ne regarde Esme se reprogrammer contre sa volonté. La réalisatrice April Mullen et l’écrivain Ryan Christopher Churchill s’attardent naturellement sur cet événement traumatisant, car si Esme est plus humaine que ne le pense même Kessler, ses sentiments ne sont pas seulement «des zéros et des uns», comme il le dit. Cette scène est probablement la plus impressionnante du film, non seulement parce qu’elle touche, mais aussi parce qu’il s’agit d’une déclaration d’intention claire. Les créateurs de « Simulant » veulent que vous imaginiez, malgré toutes nos connaissances préalables génériques, que la douleur de ce robot est importante.




