Simple Passion Avis critique du film & résumé du film (2022)

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Là encore, l’acteur qui le joue est Sergei Polunin, vous pouvez donc en quelque sorte voir l’attrait. La star ukrainienne du ballet bad-boy, aussi célèbre pour son talent unique que pour sa séquence rebelle, est un spectacle ciselé à voir. Son personnage, Alexandre, est un fonctionnaire bien habillé à l’ambassade de Russie à Paris. (Ce qu’il fait là-bas est intentionnellement vague, ce qui pousse Hélène à l’accuser d’espionnage. Si seulement.) Il est beaucoup plus jeune et, oh oui, il a une femme à Moscou. Il ne pourrait pas être plus différent d’Hélène, professeur d’université et intellectuelle qui aime la poésie et le cinéma. « Il aime la merde d’Hollywood et Poutine! » se lamente-t-elle à sa meilleure amie au téléphone. (Et Polunin, notons-le, est en train de se faire enlever tous ses tatouages, y compris la photo géante du visage de Vladimir Poutine gravée sur sa poitrine.)

Alexandre est aussi froid et distant au point d’être évasif. Plus Hélène aspire à le connaître, plus il devient inconnaissable, ce qui ne fait qu’augmenter son envie de lui. Dosch au visage frais joue chaque note du large éventail de sentiments de son personnage – étourdissements, anxiété, ravissement, désespoir – avec une précision détaillée, et Arbid nous laisse tout boire avec de longues prises. Même lorsque « Simple Passion » devient répétitif, que le sexe devient superficiel et que les conversations entre ces deux-là deviennent encore plus stupides (encore une fois, tout cela est le point d’Arbid), la performance physique et émotionnelle brute de Dosch nous attire et nous maintient accrochés. Alors qu’elle déambule dans les allées de l’épicerie avec un regard lointain dans ses yeux bleu pâle, il est clair qu’elle rêve d’Alexandre, c’est-à-dire quand elle se rappelle d’aller à l’épicerie. De plus en plus, Hélène se détache des responsabilités de sa vie quotidienne, y compris la cuisine pour son fils adolescent hargneux, Paul (Lou Teymour-Thion). Dans un moment de vulnérabilité à table, elle dit à son unique enfant : « Je t’aime, ma chérie. Tu es ma vie. » Il hausse les épaules, une réponse qui, du moins pour ce spectateur, est plus profonde que n’importe laquelle des trahisons irréfléchies d’Alexandre.

Alors que le travail de Dosch est en constante évolution mais toujours accessible, Polunin ne parvient jamais à égaler sa capacité d’acteur, ce qui laisse finalement « Simple Passion » en défaut. Il ne danse pas du tout ici, comme il l’a fait dans des films précédents, dont « Red Sparrow » et le documentaire consacré à sa vie, « Dancer », mais cela reste le moyen par lequel il se connecte le plus puissamment avec son public. Ici, la romance est si dépourvue de toute chimie au-delà d’une attirance purement charnelle, nous nous demandons pourquoi ce gars de tous les gars a l’Helene Google, par ailleurs intelligente, qui le traque et vérifie sans cesse son téléphone pour les messages. Chérie, il ne t’aime pas tant que ça.

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