Olivier Assayas, Alicia Vikander Are Having a Blast in HBO’s Irma Vep | TV/Streaming

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Vikander joue Mira, une actrice américaine qui est devenue un nom familier grâce aux superproductions mais qui cherche un projet plus sérieux pour prouver ses qualités d’actrice, tout en essayant d’éviter un scandale tabloïd et son ex-petite amie Laurie (Adria Arjona). Elle s’envole donc pour la France pour jouer le rôle principal dans « Irma Vep », un remake télévisé du film muet français « Les Vampires », un vrai film de Louis Feuillade, et d’un précédent projet du réalisateur, René Vidal ( Vincent Macaigne). Oui, « Irma Vep » est incroyablement méta, commentant régulièrement sa propre existence, mais jamais d’une manière prétentieuse. Assayas joue avec sa propre forme d’art, modifiant la façon dont le film original a commenté l’industrie cinématographique française pour la mettre à jour là où en est le cinéma dans les années 2020, y compris l’habitude d’élargir les idées du long métrage au format mini-série.

Incroyablement anxieux, Vidal se débat dès le début du projet, incapable de se faire assurer alors qu’il avoue prendre des antidépresseurs. Il se bat constamment contre ses acteurs et son équipe, mais semble surtout frappé par l’insécurité, renforcée par le fait que le film original qu’il a réalisé a conduit à une relation condamnée qu’il ne semble pas encore terminée. Il a du mal à se connecter à Mira et est souvent dirigé par l’incroyable Gottfried (Lars Eidinger, habitué d’Assayas), un acteur introduit en trébuchant du train et racontant à un assistant réalisateur sa récente dépendance au crack. Il y a une célébrité discrète et un commentaire sur le genre dans « Irma Vep » en ce sens qu’il semble que des acteurs comme Gottfried peuvent s’en tirer avec littéralement n’importe quoi tandis que Mira doit la regarder à chaque mouvement et que René est mis en doute par tout le monde autour de lui.

Le charme principal de « Irma Vep » est son dialogue d’une netteté remarquable, des conversations qui coulent si doucement et légèrement qu’elles n’attirent jamais l’attention sur leur esprit même s’ils sont parmi les plus intelligents de la télévision. « Irma Vep » est si léger sur ses pieds que le méta-commentaire sur le cinéma et la forme de la mini-série ne sont que la toile de fond de conversations agréables entre des personnages pleinement réfléchis. Vikander ne s’est jamais autant amusée à l’écran auparavant, et elle donne une performance lâche et authentique, ayant l’impression qu’elle répond réellement à ce qui est devant elle au lieu de fabriquer un personnage. Tout ici est tellement vécu, ce qui est généralement impossible quand quelque chose est cette méta. Tant d’écrivains mettent l’accent sur le commentaire ou le thème, mais Assayas est si intelligent qu’il peut tisser ses idées à travers des personnages qui ne sont pas simplement comme ses porte-parole.

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