Masters of the Air Avis critique du film (2024)
La capacité de se souvenir d’épisodes bien meilleurs de « Band of Brothers » et « The Pacific » est un autre problème flagrant de la série. « Masters of the Air » suit pour l’essentiel le même modèle que les offres précédentes de Spielberg-Hanks, créant sa propre version d’épisodes comme « Replacements » (où, dans cette série, apparaît un personnage comme Robert Rosenthal joué par Nate Mann), « Pourquoi Nous nous battons » et « Okinawa ». Ces tentatives de reconquête d’une formule autrefois réussie échouent car cette série manque de toute dimension psychologique. Dans « Band of Brothers », un épisode comme « Crossroads » a vu Winters affronter ses victimes. L’intégralité de « The Pacific » concerne Eugene Sledge analysant ses crimes de guerre limites. Mais une telle introspection n’existe pas dans « Masters of the Air ». C’est juste une série qui s’intéresse au genre de patriotisme aveugle qui ne voit la guerre qu’à travers le prisme de la perte américaine.
Ce genre de complexité humaine n’apparaît que tardivement, lorsque les aviateurs de Tuskegee apparaissent dans un épisode réalisé par Dee Rees. Comment ces hommes noirs peuvent-ils se battre pour un pays qui refuse de leur accorder des droits ? C’est une question fondamentale, posée à maintes reprises. Mais dans cette série, où aucun Blanc ne s’interroge, même ce genre de fruit à portée de main peut offrir un repas copieux. Il y a une scène, par exemple, où ils parlent de leurs amoureux. Au lieu de montrer la photo d’une femme, un aviateur a une photo de sa maison – un clin d’œil à la fierté qu’il ressent en tant que propriétaire. Ces aviateurs noirs, interprétés par Ncuti Gatwa et Branden Cook, sont si charismatiques qu’on en vient à souhaiter que toute la série soit consacrée à eux.
Et pourtant, il serait difficile de qualifier de mauvais les « Maîtres de l’Air ». Il s’agit simplement d’un drame de guerre moyen, avec quelques séquences passionnantes, offrant un peu plus d’informations qu’auparavant avec des détails et des costumes d’époque solides. C’est juste que lorsque l’on vise haut, une construction banale peut être un coup fatal.
Série entière projetée pour examen. Première sur Apple TV+ le 26 janvier.






