Les juges fédéraux relancent les poursuites concernant la pochette de Nirvana "Nevermind".

Les juges fédéraux relancent les poursuites concernant la pochette de Nirvana « Nevermind ».


Un rebondissement dans l’affaire de la photographie emblématique

Une décision récente d’une cour d’appel fédérale vient de réactiver le débat juridique autour de l’image iconique de la couverture de l’album « Nevermind » de Nirvana. Cette image, qui a marqué les esprits depuis sa sortie, montre Spencer Elden, photographié bébé et plongeant nu dans une piscine en direction d’un billet d’un dollar.

La nouvelle vie d’une controverse de longue date

L’objet de la plainte déposée par Spencer Elden, maintenant âgé de 31 ans, est la représentation de lui-même en tant qu’enfant sur la pochette de l’album. Il compare cette image à celle d’un enfant imitant une « travailleuse du sexe en quête d’argent », un héritage qui lui aurait causé un profond traumatisme dans sa vie d’adulte. La plainte initiale avait été rejetée l’année précédente, notamment pour cause de prescription.

Une décision judiciaire qui fait renaitre l’affaire

Cependant, un trio de juges d’appel vient de renverser cette décision. Leur argument s’appuie sur le fait que chaque nouvelle publication de la pochette de « Nevermind » pourrait représenter une atteinte renouvelée à la vie personnelle de l’individu concerné, échappant ainsi à l’idée de délai de prescription.

La persistance d’une image controversée

L’album « Nevermind » de Nirvana figure parmi les opus de musique rock les plus acclamés et les plus diffusés, dépassant les 30 millions de copies écoulées dans le monde. Rappelons que la famille d’Elden avait été rémunérée de 200 dollars à l’époque pour cette photographie désormais culte. Cependant, l’agrément passé ne règle pas le litige d’aujourd’hui.

Des démarches contradictoires révélatrices d’un malaise

Ironiquement, Spencer Elden lui-même avait posé pour une reconstitution de cette même pochette pour célébrer le 25ème anniversaire de l’album. Malgré cela, en 2021, il manifeste son désaccord avec la non-censure de ses parties intimes par l’apposition d’un autocollant, comme il avait été suggéré à l’époque, mais refusé par Kurt Cobain. C’est sur cette base qu’il réclame aujourd’hui une forme de réparation. Sa démarche initiale s’étant heurtée à un non-lieu, la réouverture du procès offre un nouvel horizon à ses attentes.

L’histoire d’une couverture continue de s’écrire

Le procès, écarté il y a peu, mais désormais remis sur le tapis, alimente le débat sur les limites de l’usage des images et le respect de l’intégrité personnelle, même si les années ont passé depuis la création de l’oeuvre originale. Ainsi, la saga de cette pochette mythique de Nirvana gagne un nouveau chapitre, et le monde attend le verdict final autour de cette affaire complexe.

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