Les films érotiques qui ont marqué le 20ème siècle
Avant l’avènement des petits écrans, l’érotisme est souvent passé par la caméra de grands réalisateurs. Au début du 20è siècle, les films cochons s’achètent sous le manteau. Ils font toujours la convoitise d’une poignée de collectionneurs. Il faut attendre la démocratisation des cinémas érotiques pour que le genre devienne un produit marketing.
Aujourd’hui, notre rapport au sexe filmé est beaucoup plus détendu et moins stigmatisé. Dans notre manière de “consommer” la chair, les webcams amateur sexe comme CAM4 ont eu un impact profond. Il est maintenant facile d’établir un contact coquin avec une autre personne sur internet, et en direct. Voici une (petite) liste des films dont le nom évoque toujours le scandale.
Sommaire
Emmanuelle
Difficile d’entendre le nom Emmanuelle sans penser à cette série de films érotiques qui ont marqué leur génération. De réalisation française, le premier Emmanuelle est une super production sortie en 1974 et résolument pensé pour faire vendre du sexe sur pellicule. Le film aurait un impact immédiat sur la scène internationale.
Pensez-vous, il raconte l’histoire d’une jeune femme d’origine bourgeoise qui expérimente sa sexualité dans des pays d’Asie. Le scénario peut faire sourire en comparaison des productions modernes, mais il fait scandale dans la France bien pensante de l’époque, et partout ailleurs. Des rumeurs persistantes ont fait du film Emmanuelle l’un des films préférés de grands dirigeants mondiaux de l’époque, qui visionnaient le film à l’abri des regards indiscrets !
Les films de Russ Meyer
Russ Meyer est un peu le grand-père de l’érotisme à la sauce ricaine. Avec une carrière qui s’étend sur plus de cinquante ans, l’homme laisse une filmographie aventureuse qui pose les bases du fantasme des Vixens, des femmes généreusement dotées par la nature. Dès le début de sa carrière, Meyer filme les seins, qui se doivent d’être énormes, ainsi que la sexualité débridée d’acteurs fervents. C’est grâce à l’avènement des cinémas porno des années soixante qu’il trouve un public très nombreux.
Il règne dans les films de Russ Meyer une sorte de nostalgie très paillarde, servie par des scénarios qui dépassent franchement le ridicule. On se laisse pourtant charmer par l’ensemble et l’on reconnaît la grande influence du maître de la caméra sulfureuse.
Deep Throat
Au début des années soixante-dix l’Amérique puritaine voit la naissance d’un monstre cinématographique, un film dont le nom évoque toujours autant le scandale, la réalité des chairs, mais aussi le destin tragique de son actrice principale, Linda Lovelace.
Sur les prémisses d’un scénario qu’on oserait qualifier de farfelu -une jeune femme découvre qu’elle ne peut jouir que par la gorge – le film fait les éloges de la fellation sous toutes ces coutures. Il reste quand même très doux par rapport aux standards d’aujourd’hui.
Pourtant, son influence sur le débat de la moralité est toujours présente. On s ‘interroge notamment sur les conditions de tournage telles que déplorées par Lovelace, ainsi que la place de la nudité dans la société de consommation. Le film a tout de même remporté 600 millions de dollars depuis sa création, ce qui en fait l’un des films les plus profitables du monde.







