Les acteurs du financement d’un film
|

Les acteurs du financement d’un film

Actualités > Les acteurs du financement d’un film

Production

Elle comprend la mise en route (achat de scénario, casting…) et la fabrication du film (embauche des techniciens). Le travail se divise en deux parties : le producteur délégué, propriétaire du négatif et détenteur des droits d’exploitation, est économiquement et juridiquement responsable de la fabrication du film. Il donne au producteur exécutif la charge d’assurer cette dernière – qui lui est dégagé de toute responsabilité contraignante. Pour dégager des lignes de crédit, le producteur peut faire appel à des établissements bancaires spécialisés, tels que Coficiné (filiale de Natexis) ou Cofiloisirs (filiale commune de la BNP, UGC et la banque OBC) ; ou solliciter l’aide du I.F.C.I.C.) facilite l’accès à ces prêts en offrant des garanties aux établissements de prêt.

Distribution

Le distributeur met à disposition des salles de cinéma une copie du film. Il loue, en quelque sorte, le long-métrage, dont il s’est au préalable assuré les droits de distribution en payant au producteur une somme d’argent fixe, un minimum garanti. Selon sa force de frappe et la concentration de ses métiers (ex : Pathé, Gaumont, UGC…), un distributeur peut également s’octroyer les mandats vidéo et internationaux, minimisant ainsi le risque pris lors du financement. Sinon, chacun de ces mandats (salles, vidéo, ventes internationales) peut être distinct. On peut ainsi avoir un DVD Pathé d’un film distribué par Le Pacte en salles, et vendu à l’international par Studiocanal.

Chaînes de télévision

Les chaînes de télévision agissent sur deux niveaux. Elles produisent les films, en injectant de l’argent dans le budget, via leur filiale cinéma (ex : TF1 Film Production, France 2 Cinéma), et/ou les préachètent avec leur chaîne, s’assurant ainsi une première diffusion en clair pour les chaînes gratuites (M6, TF1…), ou en crypté pour les chaines payantes (Canal+).

CNC

Le Centre National de la Cinématographie et de l’image animée a un rôle tout particulier. Sous sa houlette, les films français sont générateurs de soutien financier du fait de leur exploitation commerciale en salles, à la télévision ou en vidéo. Il existe aussi divers soutiens à l’écriture, un système d’avance sur recettes, pour lesquels les acteurs du métier présentent des dossiers à des commissions, qui décident de l’attribution des aides. De nombreuses conditions doivent être remplies pour jouir de ce soutien (salaires minimum pour les techniciens, tournage en français, etc.).

Aides régionales, départementales

Sur présentation d’un dossier, de l’argent public est octroyé aux producteurs, sous réserve de remplir certaines contraintes (embaucher du personnel issu de la région, mise en valeur du patrimoine, etc.).

SOFICA

Issues de la loi du 11 juillet 1985, les Sociétés de Financement de l’Industrie Cinématographique et de l’Audiovisuel sont des mécanismes de défiscalisation, souvent accolés à des groupes audiovisuels ou bancaires, qui permettent à des épargnants d’investir dans le cinéma, et de bénéficier d’une réduction d’impôt proportionnelle à leur investissement.

★★★★★

A lire également