Alfonso Cuaron, réalisateur de Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
| |

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban ou le meilleur film de la Saga

Accueil » Actualités » Autour du cinéma » Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban ou le meilleur film de la Saga

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban est un film britanno-américain réalisé par Alfonso Cuarón, sorti en 2004.

Il est adapté du roman du même nom de J.K Rowling et constitue le troisième volet de la série de films Harry Potter. Il est précédé par Harry Potter et la Chambre des secrets et suivi par Harry Potter et la Coupe de feu.

Résumé du Prisonnier d’Azkaban

Harry Potter et ses amis retournent à l’école de Poudlard pour la troisième année consécutive. Sur le trajet, ils rencontrent Remus Lupin, le nouveau professeur de Défense contre les forces du mal. Le monde des sorciers est  terrifié car Sirius Black, un grand criminel, s’est échappé. Les détraqueurs, gardiens de la prison d’Azkaban, entourent l’école afin d’assurer la sécurité de tous. Le troisième volet nous dévoile un peu plus le passé de Harry, notamment sur ses relations avec le prisonnier évadé.

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban : un nouveau visage pour la Saga

Une ambiance magique pour les deux premiers volets

Harry Potter à l’école des sorciers et Harry Potter et la chambre des secrets nous plongent dans un univers enchanté, confectionné par le réalisateur Chris Columbus. La magie opère grâce aux vieilles robes de sorciers d’époque, aux festins fantasmagoriques et à la découverte des sortilèges. Le réalisateur a souhaité garder un côté enfantin qui nous en met plein les yeux. Les personnages principaux étant eux-mêmes des enfants, leur personnalité déjà bien visible reste timide.

La patte d’un nouveau réalisateur : Alfonso Cuarón

Chris Columbus cède les rênes à Alfonso Cuarón. Ainsi, le troisième opus marque un nouveau tournant pour le monde des sorciers. Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban produit un nouvel élan esthétique pour la saga. Les décors ont changé, fini les couleurs, les couloirs et même la grande salle paraissent ternes, voire glauques. L’hiver semble régner sur Poudlard.

Harry, Hermione et Ron s’exposent désormais à un monde adulte enclin à la vengeance et la violence. Un voile sombre tombe sur notre trio. Ce dernier fait face à des sentiments plus profonds et des personnages plus terrifiants comme les détraqueurs.

Harry Potter se modernise

Un saut dans le temps

Nos héros troquent leurs robes de sorciers pour un sweat et des baskets, plus intemporels et identifiables. Tenues qui perdurent d’ailleurs jusqu’au dernier épisode. Alfonso Cuarón manifeste une rébellion dans la mécanique de réalisation précédemment instaurée. 

Caractère révoltant que l’on retrouve chez les personnages, plus sûrs d’eux. L’interprétation de nos jeunes acteurs s’en trouve plus mature et convaincante. Le réalisateur conduit le spectateur dans ses conflits intérieurs au travers d’un univers rempli de mystères.

Vous l’aurez compris, Harry Potter quitte l’enfance et l’émerveillement, place à l’adolescence ! Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban nous initie à un genre nouveau: le “teen-movie”. Alfonso Cuarón a imposé sa patte dans le monde créée par J.K. ROWLING avec brio. Il lui a donné un ton qui sera perpétué jusqu’à la fin des épisodes. On peut clairement dire que le réalisateur a rendu la Saga mythique grâce à son approche innovante.

Des nouveaux personnages attachants

L’ambiance obscure du film semble atténuée grâce à l’arrivée de personnages “bohèmes” inédits. 

Tout d’abord, le nouvel acteur d’Albus Dumbledore, Michael Gambon, amène de la fraîcheur au personnage en proposant un directeur anticonformiste et imprévisible.

Le nouveau professeur des Défenses contre les forces du mal, Remus Lupin, se montre plus rassurant que ses prédécesseurs. Sa personnalité douce et amicale a fait de lui un des personnages favoris de la Saga. L’hallucinée professeure Trelawney, jouée par Emma Thompson, apporte humour et originalité au film.

Et enfin, Sirius Black, d’abord effrayant, nous touche en plein cœur dans la scène finale au travers de sa relation avec Harry. Sa mort lors du cinquième volet reste sans doute l’une des plus émouvantes. 

★★★★★

A lire également