Half Brothers, un film comique à succès
|

Half Brothers : Avis critique et résumé du film (2020)

Actualités > Critiques et avis > Half Brothers : Avis critique et résumé du film (2020)

Résumé du film

Une histoire de vie touchante

Half Brothers de Luke Greenfield est un récit de deux histoires. L’une a donne son titre au film : deux demi-frères qui ne pourraient pas être plus différents se rencontrent pour la première fois alors que leur père est mourant. Comme il s’agit d’une comédie, le désastre s’ensuit. Leur père meurt soudainement et, parce que leur celui-ci aimait les puzzles, il les envoie faire un voyage dans le Midwest. Celui-ci a pour but de répondre à leurs questions sur son passé, notamment pourquoi il a laissé son fils aîné Renato (Luis Gerardo Méndez) au Mexique. L’autre est l’histoire dramatique et imprévisible de la vie de d’immigrant de leur père, qui l’a conduit à quitter une famille au Mexique pour en fonder une aux États-Unis. C’est une histoire compliquée, non seulement dans la façon dont elle se déroule, mais aussi dans ses dilemmes éthiques, émotionnels et financiers.

Les retrouvailles de Renato et Asher

Le film commence au milieu des années 90, avec un garçon et son père, Flavio (Juan Pablo Espinosa), qui se livrent joyeusement à des méfaits et aux vols d’avions. Mais lorsque l’économie ralentit, Flavio se dirige vers le nord et ne revient jamais, laissant un jeune garçon grandir dans la colèret. Maintenant adulte, Renato est solitaire et n’a pas d’amis – pourtant il a réussi à se trouver une fiancée qui avait déjà un petit garçon. Un jour, un appel de la nouvelle épouse de son père mourant fait remonter cette rage à la surface. Par ailleurs, lorsqu’il se rend aux États-Unis pour faire ses adieux à son père, il apprend à la place qu’il a un demi-frère ennuyeux, Asher (Connor Del Rio), et doit maintenant résoudre son problème. Celui-ci est la dernière énigme du père pour découvrir la vérité derrière l’histoire de sa vie.

L’immigration au cœur du film

L’histoire de Flavio sur le fait de venir en Amérique pour trouver du travail est une histoire infiniment plus fascinante que le voyage en voiture du garçon. Il découvre un système d’immigration cruel, du racisme contre les Mexicains et au début, très peu d’argent. Mais il trouve également son chemin vers l’opportunité et la gentillesse des autres.

Malheureusement, son histoire est racontée par étapes, alors que ses fils reconstituent son voyage. Renato a connu un chemin socio-économique peu élevé, ne pensant que dans une logique insensible et antipathique envers quiconque qu’il perçoit comme inférieur à lui. Asher est de toute évidence un substitut à tous les terribles stéréotypes sur les Américains. Il a le droit, grossier, paresseux, n’a pas d’éthique de travail en vue et parle pendant des heures sans rien dire du tout. En bref: c’est l’antithèse de Renato. Mais au lieu que le match de type Odd Couple fonctionne comme un carburant comique, il crache. Espinosa et Del Rio ont peu de choses sur lesquelles s’appuyer que le contour fragile de leurs personnages, et aucun des deux ne peut vraiment faire fonctionner leur rapport.

Avis critique du film

Une histoire décousue

Dès le début, le récit commence par une prémisse tendue, qui aurait facilement pu être réduite à une rapide confession au chevet du chevet sans la chasse au trésor tordue de Flavio. L’histoire d’Ali LeRoi et Eduardo Cisneros, qui a été portée à l’écran par Cisneros et Jason Shuman, n’est guère surprenante dans l’histoire des frères. Ils se battent, ils inventent, ils se battent et se réconcilient, répétés jusqu’au bout. Il y a un peu plus de soin apporté au côté des choses de Flavio, même si les points reliant les fils de son histoire semblent assez décousus.

Des séquences burlesques

Le film de Greenfield s’amuse un peu aux dépens du côté américain de la frontière, et ce n’est pas sans raison. Il y a une blague qui circule et que Renato doit affronter : la connaissance limitée qu’ont les Américains de leurs voisins, qui tourne souvent autour de questions sur la fermeture éclair. Ainsi, alors que Half Brothers fait rire, il y a quelques séquences burlesques qui n’ont presque aucun sens, comme par exemple pourquoi Asher conduit sur une distance de 60 miles juste pour voler une chèvre. Il aurait pu y avoir beaucoup d’égratignures plus intelligentes et de conversations gênantes qui auraient fait rire le public sans que le film ne dérape autant. En raison de l’histoire et des personnages inégaux du film, la route est cahoteuse, quel que soit le chemin que vous empruntez.

★★★★★

A lire également