FX’s The Bear Continues to Reach for Greatness | TV/Streaming
Dans la deuxième saison de la tragi-comédie « The Bear » du créateur Christopher Storer à Chicago, chaque personnage doit non seulement faire face à la perte, mais aussi déterminer si sa quête de grandeur, pour une touche de perfection presque inaccessible, vaut le sacrifice. Nous constatons très tôt le poids de ce choix : le premier épisode s’ouvre, étonnamment, sur une note calme, avec Marcus (Lionel Boyce) qui s’occupe de sa mère malade. Cela continue avec le cousin de Carmy, Richie (Ebon Moss-Bachrach), essayant impuissant de garder certaines parties de The Original Beef identiques, même si ses murs s’effondrent littéralement autour de lui. Sydney doit faire face aux attentes de son père ouvrier (Robert Townsend), tandis que la sœur de Carmy, Natalie (Abby Elliott), assume un nouveau rôle de direction dans le restaurant qui mettra sa santé à l’épreuve.
Alors que Carmy est toujours en désordre, il essaie également de trouver un autre chemin. Et s’il n’avait pas besoin d’être misérable pour être un chef à succès ? Cette question lui traverse l’esprit lorsqu’une femme (Molly Gordon) de son passé réapparaît. Dans cette poursuite, Carmy se rapproche d’un personnage pas rare à la télévision : le génie fou dont l’éclat a un tel poids qu’il provoque une sorte de mélancolie qui l’oblige à se demander s’il mérite l’amour.

Semblable à un restaurant qui a un look plus récent et plus élégant, cette saison de « The Bear » est moins rugueuse sur les bords. Il s’appuie sur des déclarations visuelles plus brillantes et plus élaborées – des caméras tournoyantes, des angles inclinés et des lieux plus vastes – ainsi qu’une bande-son de juke-box de succès radio et une série de camées surprenants propulsés par le pouvoir des grandes stars. « The Bear » a également découvert ses thèmes les plus forts – la perte et l’artisanat – pour développer davantage ses personnages.
Il convient de noter que même si j’ai projeté toute la saison de 10 épisodes, cette critique ne couvre que les quatre premiers épisodes. Dans ces épisodes, la peur de l’échec figure en bonne place dans la psychologie de chaque personnage, à commencer par Carmy qui conclut un accord imprudent avec son oncle Jimmy (Oliver Platt) en échange d’un prêt. Carmy promet de rembourser l’argent emprunté dans les 18 mois, ou l’oncle Jimmy peut réclamer le bail et le terrain au restaurant. Pour respecter ce délai, Carmy et sa société doivent ouvrir le restaurant dans un délai effréné de 12 semaines. La pression monte sur l’équipe alors que les problèmes structurels, les permis et l’argent créent des obstacles imprévus.






