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Four Daughters Avis critique du film & résumé du film (2023)

Olfa Hamrouni a quatre filles : Eya, Tayssir, Ghofrane et Rahma. Cependant, les deux aînés, Ghofrane et Rahma, ont disparu de chez eux il y a des années et se sont radicalisés pour s’enfuir et rejoindre l’Etat islamique. Alors qu’Olfa et ses deux plus jeunes filles racontent les souvenirs de leur vie avant et après leur départ, elles dévoilent simultanément les conséquences de la rencontre entre leur féminité et la culture. Elles décortiquent les mondes et les histoires qui les ont construits et mettent au premier plan de leur esprit le désir inconscient que toutes les femmes connaissent le pouvoir.

Olfa, Eya et Tayssir sont là pour raconter leur version de l’histoire. Ghofrane et Rahma ne le sont pas, donc deux actrices, respectivement Ichraq Matar et Nour Karoui, occupent leur place dans le film. Ils agissent comme des inserts dans des reconstitutions de moments fraternels, incarnant l’espace qu’ils ont laissé dans le présent en assumant les représentations de leur mémoire.

Si leur présence en tant qu’acteurs n’est pas oubliée, un lien par procuration via le partage du traumatisme rend leur inclusion effective. Lorsqu’elles entrent dans la pièce pour être présentées, les sœurs savent immédiatement qui incarnera chaque sœur, et Olfa est émue jusqu’aux larmes. Les souvenirs d’être couchés ensemble, de jouer avec les cheveux de l’autre et de parcourir toute la gamme des conversations fraternelle, comme les premières règles, les histoires de puberté et les potins entre garçons, semblent tout à fait authentiques. Il s’agit d’un lien féminin qui joue le rôle d’un lien fraternel, mais l’artifice renforce l’authenticité du noyau émotionnel du film. Cependant, le déséquilibre de l’impact parmi les femmes laisse une question persistante : à quel prix émotionnel ces acteurs participent-ils ?

L’actrice Hend Sabry est l’insert d’Olfa, entrant dans l’histoire pour reconstituer des souvenirs trop douloureux pour qu’Olfa elle-même puisse les incarner. Pourtant, bien souvent, lorsque Sabry joue, Olfa est visible en arrière-plan – une force omniprésente dans sa représentation romancée, intervenant même pour corriger la façon dont elle est racontée. « Four Daughters » donne la priorité à l’autonomisation de ses femmes pour qu’elles s’approprient le récit de leur histoire tout en permettant à ses acteurs d’y participer. Sabry posera des questions, défiera la poigne de fer d’Olfa et la dénoncera même pour avoir appliqué certaines politiques sociales misogynes et patriarcales dans l’éducation de ses filles.

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