ENTRE COURNE LOVE REVUE – Une histoire d'amour intimement épique
Le drame de la période française poétique de Katell Quillevéré est propulsé par une chimie discrète entre Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste.
Lors des funérailles, un personnage lit le poème préféré du défunt; C'est un poème d'amour brouillé et solitaire qui articule l'espace privé où les passions éclairent la nuit. «Car là où les secrets existent, la vie commence également», explique le personnage d'une voix assez forte pour forcer les larmes menaçant de tomber.
La force vitale créée en gardant un secret se révèle être du carburant de foudre dans le drame familial français de Katell Quillévéré après la Seconde Guerre mondiale qui prend la même forme étendue épique que son brillant film de 2013, Suzanne. Un prologue noir et blanc représente des images de femmes se faisant raser la tête et des croix gammées peintes sur leur corps avant que le film ne passe à la couleur et que nous rencontrons Madeleine (Anaïs Demoustier) et son enfant sur une plage dans les années 1950. Daniel, cinq ans, a couru dans la mer et est ramené à sa mère par un inconnu utile. Cela se révèle être l'étudiant au doctorat chic, François (Vincent Lacoste, à la recherche de chaque pouce le Paul Dano français).
François Woos Madeleine en se présentant au restaurant où elle servait – vêtu d'un arc gargantuesque – et en leur achetant tous les deux champagne. Les deux sont des personnages vigilants qui pénètrent dans leurs passions avec un œil sur la possibilité de catastrophe. La chimie interrompue entre Demoustier et Lacoste est passionnante. Il toaste à Kairos, l'expliquant comme un terme grec signifiant «la chance que vous attrapez à la volée». Les dommages collatéraux ici sont Daniel, que Madeleine traite avec brutalité. Elle n'est pas ému quand ils allument une bougie à l'église et il dit que sa prière était qu'elle l'aimerait un jour. «Je vous interdite de ruiner mon bonheur», lui claque-t-elle après qu'il s'enfuit le jour de leur mariage.
Travaillant à partir de son propre scénario, co-écrit avec Gilles Taurand, Quillévéré trace le cours de cette mini famille au fil des années. Chaque nouvel épisode est écrit, tourné et joué avec une vivacité si que les accalmies entre le récit révèlent jamais frustrant. Maddy, François et les pathologiquement ignorés, Daniel, sont obligés de recommencer après qu'un homme de François ait brûlé leur appartement.
Les détails de la période présentent une autorité subtile non seulement par la conception des costumes et de la production, mais par un conservatisme social qui colore les personnages qui ont trop honte pour admettre des vérités de base. Maddy et François sont liés par une compréhension intime qui transcende les mots afin que leurs scènes soient texturées, pleines de regards et de mouvements harmonieux.
Le dialogue est écrit comme une danse, jamais comme une exposition. Les têtes sont maintenues aussi longtemps que possible, ce qui, il s'avère, n'est pas éternellement. Le long des essais d'amour est venu un type de lien où les secrets partagés ont finalement éclaté, provoquant à la fois une tragédie et une libération.
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Le message est venu Love Review – une histoire d'amour intimement épique est apparue pour la première fois sur Huck Magazine.






