Attestation de non-condamnation : comment l’obtenir pour votre entreprise ?
L’attestation de non-condamnation est un document indispensable lors de toute création d’entreprise. Que vous lanciez une SARL, une SASU ou que vous deveniez auto entrepreneur, cette pièce justificative prouve que vous n’avez fait l’objet d’aucune sanction vous interdisant d’administrer ou de gérer une société commerciale. C’est une formalité qui garantit la probité des dirigeants inscrits au registre du commerce et des sociétés (RCS).
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Pourquoi ce document est-il obligatoire ?
Lorsqu’une personne physique souhaite immatriculer une activité, le greffe du tribunal de commerce doit s’assurer que le représentant légal n’a pas subi de condamnation pénale ou de sanction civile (comme une faillite personnelle). Cette déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation est obligatoire pour :
La constitution d’une société (EURL, SCI, SNC, etc.).
L’immatriculation de l’entreprise individuelle ou d’une micro entreprise.
Toute demande d’immatriculation au répertoire des métiers pour une activité artisanale.
Où déposer votre attestation de non-condamnation ?
Le dossier complet, incluant les statuts de la société, l’annonce légale et le formulaire CERFA, est généralement transmis au greffe via le guichet unique ou le Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Une fois l’immatriculation au RCS validée, vous recevrez votre extrait Kbis (ou extrait K bis pour les personnes physiques) mentionnant votre numéro SIREN et votre code APE.
Note importante : l’attestation de non-condamnation ne doit pas être confondue avec un extrait de casier judiciaire, même si elle porte sur l’absence de peines d’emprisonnement ou d’interdiction de gérer.
Les éléments clés de la déclaration
Le déclarant doit certifier qu’il n’a pas fait l’objet d’une condamnation définitive. Le document doit préciser ses prénoms, son nom commercial (si applicable), son lieu de naissance ainsi que la filiation (noms des parents). Cette attestation sur l’honneur est cruciale : une fausse déclaration peut entraîner l’annulation de l’immatriculation au registre et des poursuites.
Que vous soyez commerçant ambulant, artisan ou dirigeant d’une société par actions simplifiée, veillez à ce que ce document soit parfaitement rédigé avant le dépôt du dossier. En cas de modification ultérieure (comme un transfert du siège ou un changement de gérance), le greffier peut à nouveau vérifier votre situation au registre national.
Enfin, sachez que pour une reprise d’entreprise ou la création d’une société, l’attestation de non-condamnation reste l’une des pièces justificatives pivots demandées par les différents organismes comme l’URSSAF ou l’INSEE pour valider votre existence légale et obtenir votre numéro de SIRET.







