AMC’s 61st Street is a Heavy-Handed Legal Thriller | TV/Streaming
À première vue, « 61st Street » s’efforce de donner une voix aux habitants du quartier. Une brève note pour tous les téléspectateurs non initiés à la géographie: la série se déroule dans le coin afro-américain aisé de Hyde Park (les Obamas y vivaient autrefois) et dans la communauté économiquement disparate de Woodlawn. Deux lignes de train, la verte et la rouge, façonnent les limites des deux quartiers, la ligne rouge en particulier formant la veine centrale, allant du sud au nord, des zones les plus pauvres, à prédominance noire, à la population blanche aisée de la ville.
Dans ce contexte, Moses Johnson (Tosin Cole), un talentueux coureur afro-américain du 400 m, se retrouve involontairement impliqué dans une guerre systématique plus vaste au sein du service de police de Chicago. En face de Moses se trouve le défenseur public dévoué Franklin Roberts (Courtney B. Vance), un père de famille qui lutte contre le cancer. Leurs chemins se croisent lorsqu’une saisie de drogue qui a mal tourné implique l’innocent Moses dans la mort accidentelle du policier Michael Rossi. Ces personnages propulsent la série, luttant pour la libération et l’égalité de traitement, armant leur cœur contre la corruption et espérant contre tout espoir d’atteindre leurs rêves respectifs. Mais « 61st Street », malgré toutes ses meilleures intentions, a du mal à raconter ces histoires de ces deux hommes. La série fournit des leçons sombres et franches sur la race, mais ne peut éviter d’effacer le vrai caractère des personnes qu’elle espère défendre au lieu de tribulations déchirantes.

Dès le saut, chaque personnage parsemant l’exécutif de la série produit par Michael B. Jordan et Vance est difficile à cerner, de la police aux trafiquants de drogue, aux parents et aux avocats. Ils voient tous la mort de Rossi et le procès de Moïse comme des opportunités en or. Le crétin sournois du lieutenant Tardelli (Holt McCallany) pense que la tragédie peut renverser la tendance anti-police en sa faveur, unissant le département tout en gardant ses affaires louches cachées à la vue du public. Roberts pense que le travail de cadre clair ouvre une chance pour une réforme systématique. Sa femme Martha (une captivante et puissante Aunjanue Ellis), candidate à Alderman, promet de lutter contre la sur-police, et ce moment lui fournit une preuve supplémentaire au sommet d’une montagne d’autres exemples tragiques. Les gangs belligérants, la Nation et la Faction, y voient un prétexte pour consolider le pouvoir. Même les codétenus de Moïse, dirigés par son père emprisonné, le considèrent comme un autre soldat dans leurs combats en prison.




