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Wingwomen Avis critique du film & résumé du film (2023)

Dans « Wingwomen », réalisé par Laurent, cela prend tout son sens. C’est aussi drôle, et le film est rempli d’un humour similaire : inattendu, livré avec douceur, basé sur la relation. Il n’y a pas de « blagues » larges ou évidentes. C’est la façon dont les amis sont souvent drôles les uns avec les autres, leur sténographie, les éclats de rire spontanés, le fait qu’on n’a pas besoin de rien épeler. « Wingwomen », basé sur le roman graphique La Grande Odalisque de Jérôme Mulot, Florent Ruppert et Bastien Vivès, est un film de braquage bourré d’action, mais il laisse une place immense à l’essentiel : l’amitié de Carole et Alex.

La comédie entre copains et l’action-aventure sont des terrains très fréquentés, principalement dominés par les hommes. Il existe quelques exceptions extrêmement populaires (« Thelma et Louise » étant les plus évidentes). « Wingwomen » ne se déroule pas comme une correction de cap consciente et importante où deux femmes « dures à cuire » se donnent des coups de pied ensemble. Carole et Alex sont des tueurs capables et parfois sans cœur. Mais « Wingwomen » est subtil, à sa manière, voire nuancé, montrant un lien très réel au milieu d’une circonstance outrageusement irréelle.

Carole et Alex sont des voleurs professionnels, travaillant pour une femme qu’ils appellent étrangement « Marraine » (la grande Isabelle Adjani), qui les a sauvés de la rue et les a mis au travail. Alex est un tireur d’élite de classe mondiale et Carole est la voleuse sournoise en première ligne. Ils sont mêlés à la vie de chacun, se chamaillent à propos de l’épicerie et se conseillent mutuellement sur leurs problèmes personnels. (Pendant la séquence d’ouverture, où ils évitent les drones agressifs avant de se lancer d’une falaise, Alex parle de sa vie amoureuse décevante et de sa tendance à tomber amoureuse des mauvais gars.) Mais les choses changent. Les deux femmes veulent s’extirper d’une vie dangereuse. Marraine ne les laissera pas partir si facilement. Elle les tuerait s’ils la trahissaient. La marraine leur confie un dernier gros travail, en leur promettant qu’ils pourront ensuite « prendre leur retraite », une promesse à laquelle ni Carole ni Alex ne font confiance.

Le dernier travail est très compliqué : ils doivent voler des plans d’architecture dans une ville et se procurer des armes chez un marchand d’armes dans une autre ville avant de se rendre en Corse, où ils doivent voler « La Grande Odalisque » (non, pas le célèbre tableau d’Ingres mais le pop -version artistique, de Martial Raysse. Marraine le qualifie avec mépris de « kitsch »). Carole et Alex engagent Sam (Manon Bresch) directement à la sortie de la piste comme chauffeur pour leur escapade. Sam n’est ni un voleur ni un criminel, alors Alex, grincheux, lui fait subir un montage d’entraînement.

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