The Boy from Medellín Avis critique du film (2021)

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Considérant que le reggaeton était exporté de Porto Rico vers le reste des Amériques, le doc aurait pu bénéficier d’un regard légèrement plus large sur son histoire dans le pays sud-américain et la position de Balvín au sein de ce genre incroyablement populaire et en mutation rapide. La Colombie est actuellement une plaque tournante majeure pour le reggaeton, qui abrite certains des artistes les plus réussis dans ce style musical

Moins visible est la prise de conscience du nombre de personnes qui soutiennent tous les aspects de la vie de Balvín afin qu’il puisse éventuellement monter sur scène dans des lieux du monde entier: de l’administration à sa santé et à son système de soutien émotionnel. Il faut un village.

Pendant la semaine de stress intense, avec ses cordes vocales agissant et les Colombiens exigeant une déclaration, il y a des visites de son conseiller spirituel, de son psychiatre et de son médecin; ainsi que des interactions avec son assistant, sa petite amie, ses amis de longue date et d’autres personnes périphériques dont les rôles ne sont pas explicitement expliqués. Tout lui semble essentiel.

À travers les difficultés de Balvín, Heineman nous invite à réfléchir à la manière dont les artistes sont devenus à nos yeux une marchandise et dissociés de leur humanité. Ce n’est pas un cri de pitié ou de compassion, mais pour enquêter sur nos attentes à leur égard en tant que personnes et pas uniquement en tant que personnages distants.

Exigeons-nous parfois plus de ceux qui sont payés pour offrir de la distraction que des élus? Probablement. Avons-nous confondu leurs grandes plates-formes avec le devoir de proposer des solutions ou de changer les choses? Cela semble être le cas. Et s’il n’est pas déraisonnable de demander à ceux qui occupent ces postes d’utiliser leur pouvoir pour le bien, la pression des opinions de masse a tendance à devenir incontrôlable.

«Le garçon de Medellín» confronte José Álvaro Osorio Balvín à J. Balvin à un moment critique de sa carrière, et plus significativement pour l’avenir de sa patrie. Au cœur de ces conjectures se trouve sa chanson préférée, «El Cantante» du chanteur portoricain Héctor Lavoe, qui a obtenu un biopic il y a quelques années. Les paroles parlent de l’obligation du chanteur de s’amuser devant un public payant, d’oublier ses propres tribulations et de projeter ce que le monde veut voir. Sur scène, les cris de la foule le comblent de gloire, mais la lueur trompeuse disparaît quand il en descend.

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