Revue de dévotion : une épopée de guerre respectueuse qui vole haut sur ses éléments d’histoire vraie [TIFF]

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Réalisé par JD Dillard à partir d’un scénario de Jake Crane et Jonathan Stewart, Devotion est basé sur des événements réels de la guerre de Corée. Déchirant et sincère, le film plonge tête première dans la vie des pilotes de chasse de l’US Navy Jesse Brown et Tom Hudner, ainsi que de leurs très séduisants ailiers en proie au danger. Basé sur le livre Devotion: An Epic Story of Heroism, Friendship, and Sacrifice d’Adam Makos, Devotion est un voyage déchirant dans des histoires qui n’ont pas été racontées par les hommes qui continuent de se battre pour l’égalité. C’est une épopée de guerre qui marche sur la ligne de la ségrégation raciale, de la bravoure et du coût de la défense de son pays.

Dans le contexte de la guerre de Corée, Devotion se concentre sur le premier aviateur noir de l’US Navy, Jesse Brown (Jonathan Majors). C’est un pilote de chasse bien formé et compétent qui n’obtient jamais le crédit qu’il mérite de la part des médias en grande partie à cause de la couleur de sa peau. Les pairs de Jesse en vol ne valent pas mieux que les chefs d’escadron, car Jesse se bat continuellement contre les préjugés dans la marine nouvellement déségrégée. Le lieutenant Tom Hudner (Glen Powell) entre en scène en rejoignant l’équipe d’aviateurs de Jesse, les deux hommes s’admirant mutuellement pour leurs capacités dans les airs et leur engagement à atteindre tous les objectifs de leurs futures missions.

En tant que seul homme noir dans une mer de visages blancs, Jesse doit constamment prouver qu’il est capable de remplir le rôle auquel il s’est consacré dans le ciel. Lors d’un détour sur la Côte d’Azur dans une séquence étrange qui n’avait probablement pas sa place dans ce film, Jesse rencontre Elizabeth Taylor (Serinda Swan), qui invite les garçons au casino pour s’amuser. Cependant, Jesse fait à nouveau face au racisme alors que Tom tente de défendre son frère d’armes contre une équipe de Marines. Ce sont des exemples comme celui-ci tout au long du film qui reflètent la détermination de Jesse à être pris au sérieux.

Une scène pointue où Jesse se parle dans le miroir devient une forme tordue d’affirmations quotidiennes qui s’égarent. Il se lance une rhétorique raciale stéréotypée, débitant tous les discours de haine qu’il a entendus toute sa vie comme un moyen de renforcer la confiance pour les missions de test imminentes. Ça marche. Le danger devient une réalité réelle lorsque l’escadron arrive dans la péninsule coréenne. Jesse, Tom et leurs collègues pilotes de chasse effectuent une mission de combat qui fait que l’avion de Jesse est sous le feu. L’histoire vraie derrière Devotion prend tout son sens alors que Tom apprend ce qu’il faut pour être un véritable ailier face à l’incertitude.

Jonathan Majors et Glen Powell dans Devotion

Empruntant des éléments aux expériences de vie de l’enseigne Jesse Brown et du lieutenant Tom Hudner, Devotion emmène les téléspectateurs dans les cieux dans une histoire de guerre épique pour les âges. Respectueux des segments réels de la guerre de Corée, JD Dillard prend soin de brosser un tableau de la ségrégation raciale à une époque où la rage de la haine l’emporte sur la tâche ultime à accomplir. Une distribution d’ensemble qui comprend Joe Jonas, Thomas Sadoski, Daren Kagasoff, Nick Hargrove et Spencer Neville aide à élever la valeur et le courage des aviateurs oubliés par l’histoire.

Avec son rôle d’astronaute John Glenn dans Hidden Figures, son interprétation du Pendu dans Top Gun : Maverick, et maintenant son incarnation de Tom Hudner, Glen Powell semble avoir un penchant pour jouer les aviateurs. Suave et arrogant, le point de vue de Powell sur Tom est bien joué et fiévreusement divertissant. La direction de Dillard est au sommet de sa carrière, dans le premier film à succès de son CV qui ne demande qu’à être vu en IMAX. Mais c’est Jonathan Majors qui se démarque dans Devotion. Son attention méticuleuse à détailler la vie de Jesse et son amour pour sa femme Daisy (Christina Jackson) se fait sentir à chaque étape de sa performance. Une combinaison de vitriol et d’amour poétique sont des traits au cœur de tout ce que Majors fait dans ce film.

Alors que l’imprévisibilité de la guerre et les tactiques géopolitiques sont au centre de l’attention, Devotion excelle lorsque la vérité éclate. Avec une partition palpitante du compositeur Chanda Dancy, le film se transforme en une intrigue tendue qui fait avancer le film, malgré sa durée d’exécution semi-longue et son extérieur brillant. Stylisé et cultivé, Devotion s’envole quand on s’y attend le moins et prend vie grâce à sa talentueuse distribution d’ensemble.

Devotion a eu sa première au Festival international du film de Toronto 2022 le 12 septembre. Le film sortira en salles le 23 novembre. Il dure 138 minutes et est classé PG-13 pour un langage grossier, certaines actions de guerre / violence et tabagisme.

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