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Reservoir Dogs : Quentin Tarantino s’est inspiré de John Carpenter ?

Quelles inspirations pour Reservoir Dogs ?

Quentin Tarantino est allé piocher dans The Thing de John Carpenter pour son film Reservoir Dogs. Il y a des sources d’inspiration qui semblent toujours couler de source, qui vous sautent aux yeux comme une évidence. D’autres vous font écarquiller les yeux jusqu’à devoir agrandir vos globes oculaires. La dernière crise cardiaque du genre, c’était cet été avec Fast & Furious 9 et Vin Diesel qui citait ni plus ni moins que… Federico Fellini, en le faisant presque humblement pour l’égo sous stéroïdes qu’est devenu l’acteur.

Qu’on l’apprécie ou pas, Quentin Tarantino ne s’est jamais caché d’être un cinéaste biberonné à un ciné d’exploitation bis, aux westerns comme aux films de samouraï, aux polars hong-kongais… Des influences qu’on croise dans toute sa filmographie, de son Inglourious Basterds dont le titre est un hommage au film éponyme d’Enzo G. Castellari au scénario entier de Kill Bill : Volume 1 et 2, en passant par le look des personnages de Reservoir Dogs tout droit sorti d’un polar de Hong-kong.

Mais le premier film de l’enfant terrible d’Hollywood était apparemment sous l’influence d’un film culte bien particulier : The Thing de John Carpenter. Un des longs-métrages de chevet de Tarantino, qui ira jusqu’à réutiliser certains éléments de la BO du film dans Les 8 Salopards (facile quand on tourne avec le même compositeur, Ennio Morricone).

L’hommage de Quentin Tarantino à John Carpenter

Et le film avait marqué QT au point où ce dernier en avait fait une source d’inspiration pour Reservoir Dogs, comme il l’a expliqué au micro du podcast The Late Show :

« Je pense que le film fait peur pour la raison suivante : ces hommes sont piégés dans cette situation dans ce centre de recherche en Antarctique, et un ou plusieurs d’entre eux est peut-être cette chose qui va tous les dévorer. Personne ne sait s’il est face à son vieux copain ou face à cette chose. Le film rend la paranoïa si palpable par rapport à ça, elle en devient presque un personnage du film à part entière. Une paranoïa pure et absolue.

The Thing, parent de Reservoir Dogs ?

Ils sont piégés en Antarctique, dans ce refuge, et la paranoïa rebondit entre quatre murs… jusqu’à ce qu’elle n’ait nulle part où aller, excepté à travers le quatrième mur en plein dans la face des spectateurs. J’ai commencé à ressentir exactement ce que ces personnages ressentaient […] Quand j’ai commencé à écrire Reservoir Dogs, je me disais, il me faut absolument retrouver cet aspect de The Thing. […]

Il faut que je piège ces salopards dans un entrepôtoù personne ne peut faire confiance à personne... et je veux que la paranoïa de ce qui se passe dans cet entrepôt rebondisse contre les mursetavec un peu de chancecomme dans The Thingfinisse par se répercuter sur les spectateurs. »

Même s’il fait partie des réalisateurs surcotés du septième art (selon l’auteur de ces lignes évidemment, mais les commentaires sont juste en dessous, merci de contenir votre haine à trois insultes chacun), Quentin Tarantino reste néanmoins un homme de goût. Reste à ne pas être surpris quand il nous apprendra quand il nous apprendra que The Tree of Life fut sa principale inspiration pour son Rambo avec Adam Driver.

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