Norma Barzman, l’un des derniers survivants de la liste noire d’Hollywood, est décédée à 103 ans
Norma Barzman, survivante de la tristement célèbre liste noire de Hollywood et témoin privilégié d’une époque révolue du cinéma américain, nous a quittés dans sa résidence de Beverly Hills à l’âge de 103 ans.
Sommaire
De New York à Hollywood : Le parcours d’une scénariste engagée
Originaire de la vibrante ville de New York, Norma Barzman a pris ses marques à Hollywood dès les années 1940, où, aux côtés de son mari scénariste Ben Barzman, elle a plongé dans l’univers du cinéma avec des convictions militantes. Membre actif du Parti communiste pendant les années de guerre, elle participait à des mouvements en faveur d’une politique progressiste, partageant l’opinion qu’en des temps de conflit mondial, un front uni était indispensable.
Une vie sous surveillance : Le prix de la liberté d’expression
La fin de la Seconde Guerre mondiale a marqué pour Barzman le début d’une période de turbulences. Elle découvre que le FBI la surveille lorsque, par hasard, elle entend une conversation reproduite à travers son téléphone, évidence d’écoutes clandestines. Ces événements ont signalé un changement radical dans la manière dont les idéaux politiques pouvaient être tolérés au sein de la nation.
Une rencontre fortuite avec Marilyn Monroe durant l’exil
Une anecdote poignante de son aventure hors des États-Unis concerne une certaine Norma, mieux connue sous le nom de Marilyn Monroe, qui avait prévenu Norma Barzman des activités de surveillance à son encontre. Leur retrouvaille à Paris fut un moment marquant de cet exil qui s’est étendu sur près de trois décennies.
Un exil forcé : Fuir le maccarthysme
Le couple Barzman s’est retrouvé contraint à l’exil dès 1949, une période marquée par la peur du communisme et les procédures de la Commission des activités anti-américaines. Leur exil en Europe fut ponctué d’opportunités artistiques, notamment en France, où ils ont contribué à de nombreux scénarios pour le cinéma et la télévision.
Le retour et l’héritage d’une vie
De retour aux États-Unis après un long séjour en Europe, Barzman a entrepris de partager son histoire, notamment dans des écoles de cinéma et à travers ses mémoires, « The Red and the Blacklist ». Elle s’est aussi engagée pour restaurer les crédits de collègues scénaristes victimes de la liste noire et contraints à dissimuler leur identité pour continuer à créer.
Norma Barzman laisse derrière elle un héritage familial et culturel conséquent avec sept enfants, huit petits-enfants et six arrière-petits-enfants, témoignant de la richesse d’une existence passée à se battre pour ses convictions dans l’univers du 7ème art.







