Netflix’s Lupin is the First Great Show of 2021 | TV/Streaming

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Créé par George Kay («Killing Eve») en collaboration avec François Uzan («Entreprise familiale»), «Lupin» est un puzzle addictif et intelligent qui combine des éléments de «Luther», Sherlock Holmes »et« Inside Man »pour un expérience captivante.

Pour chaque réponse proposée par Kay et Uzan dans ce drame policier français de dix épisodes, d’autres questions se posent. Prenez la première, où Assane concocte un plan pour voler le collier susmentionné de Marie-Antoinette lors d’une vente aux enchères au Louvre. Pour fournir son plan, il fait appel à un trio d’usuriers auxquels il doit beaucoup d’argent pour annuler sa dette. Il est également en retard dans ses paiements de pension alimentaire à son ex-femme Claire (Ludivine Sagnier) et manque ses visites avec son fils adolescent Raoul (Etan Simon). À travers des flashbacks, Kay et Uzan révèlent en outre la relation autrefois étroite d’Assane avec la fille de M. Pelligrini, Juliette (Clotilde Hesme) et sa mère Anne (Nicole Garcia). Nous nous demandons comment Assane, qui travaille comme simple concierge, peut désormais concevoir un stratagème quasi infaillible pour voler les joyaux de la couronne de l’ancienne reine. Où a-t-il trouvé les moyens de financer cet emploi? Pourquoi fait-il confiance à ces horribles usuriers?

«Lupin» est aussi patient qu’intelligent, et son intrigue se tord comme des voies ferrées fondues. Et pourtant, le train narratif, grâce à un montage précis et avisé, sort toujours de l’autre côté du tunnel. Mais nous nous demandons comment il n’a pas sauté ses pistes tordues.

Vous voyez, Assane est aussi rusé que l’écriture de la série. C’est un charmeur de serpents à langue d’argent qui compte sur des acteurs convaincants, des déguisements, une réflexion rapide et sa race. Lorsqu’il est si souvent interrogé par les forces de l’ordre blanches, il implique le racisme de ses accusateurs à son avantage.

Kay et Uzan sont également intrigués par d’autres personnes souvent ignorées. Dans les épisodes ultérieurs, un trio de détectives travaille pour résoudre le braquage du Louvre. Et si Youssef (Soufiane Guerrab) – que nous croyons d’origine moyen-orientale – pourrait résoudre l’affaire, ses collègues blancs de la police ignorent ses théories sonores. Il y a aussi une journaliste française (Anne Benoit, un éclair), longtemps licenciée pour son âge et son sexe, qui joue également un rôle central. Tous ces personnages sont des ombres dans une ruelle tachetée de lampadaires blancs. La photographie de Christophe Nuyens et Martial Schmeltz, qui utilise des reflets et des ombres au premier plan pour obscurcir l’identité d’Assane, renforce la qualité énigmatique de la série.

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